Accident de la route non responsable

Pour toutes vos questions l’Association AIVF est là pour vous répondre du Lundi au Vendredi de 9h00 à 18h00


Permanence : posez votre question via la rubrique Contact. Réponse dans la journée

L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

Sécurité routière et aide aux victimes. Cliquez sur la photo

Profitez d’un rendez-vous offert gratuitement par un avocat signataire des chartes de l’AIVF

NB : ce service est également proposé, pour les victimes qui le souhaitent, en Visio Conférence

Cliquez sur la photo

❓ FAQ — Accident de la route non responsable

1. Qui peut être indemnisé après un accident de la route non responsable ?
Toute victime non responsable d’un accident de la route (conducteur, passager, piéton, cycliste) a droit à une indemnisation de ses préjudices corporels et matériels.
2. Quelle est la première démarche après un accident non responsable ?
Remplissez un constat amiable ou faites établir un procès-verbal par la police. Consultez rapidement un médecin pour obtenir un certificat médical initial. Ces documents serviront à votre dossier d’indemnisation.
3. Dois-je prévenir mon assureur même si je ne suis pas responsable ?
Oui. Informez votre compagnie d’assurance dans un délai de 5 jours ouvrés. Elle se retournera ensuite contre l’assureur du responsable pour indemniser vos dommages.
4. Quels préjudices peuvent être indemnisés ?
Les préjudices corporels (douleurs, séquelles), économiques (perte de revenus, frais divers), et moraux (souffrance psychologique). Une expertise médicale permet de les évaluer précisément.
5. L’AIVF peut-elle m’aider dans ma demande d’indemnisation ?
Oui. L’AIVF met à disposition des victimes un réseau d’avocats compétents en réparation du dommage corporel. Ils défendent vos droits et optimisent le montant de l’indemnisation.
6. L’expertise médicale est-elle obligatoire pour être indemnisé ?
Oui. L’assureur mandate un médecin expert pour évaluer vos séquelles. Vous pouvez demander un médecin conseil indépendant pour défendre vos intérêts lors de l’expertise.
7. Ai-je besoin d’un avocat pour obtenir une juste indemnisation ?
Oui, c’est conseillé. Un avocat spécialisé négocie avec l’assureur, vérifie les offres et peut saisir le tribunal si nécessaire. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes.
8. Quels délais s’appliquent pour demander une indemnisation ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la consolidation médicale. Plus tôt vous engagez les démarches, plus vite vous obtiendrez une indemnisation.
9. Que faire si le responsable est inconnu ou non assuré ?
Le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) peut indemniser les victimes. Un avocat peut vous accompagner dans la constitution et la présentation du dossier.
10. Puis-je obtenir une provision avant l’indemnisation finale ?
Oui. Une provision (avance) peut être versée si la responsabilité ne fait pas de doute. Elle couvre vos frais urgents en attendant le règlement définitif.

Questions concernant l’accident de la route non responsable

Essentiel à retenir sur l'accident de la route non responsable

1.Accident de la route non responsable :
L'accident de la route non responsable ouvre droit à l'indemnisation de son préjudice. Une personne est considérée comme non responsable d’un accident lorsqu'elle n'a commis aucune faute de nature à exclure ou réduire son droit à indemnisation. Dans ce cas, elle peut demander une indemnisation pour les dommages subis.

2.Loi Badinter :
Promulguée en 1985, la loi Badinter vise à faciliter l'indemnisation des victimes d'accidents de la route, en leur assurant une réparation intégrale du préjudice en l'absence de faute si implication d'un véhicule terrestre à moteur.

3.Indemnisation des victimes :
Toute victime d'un accident de la route a droit à une indemnisation automatique si elles sont piéton, passager ou cycliste, (sauf exceptionen cas de faute inexcusable). Le conducteur en faute ne peut lui bénéficier d'unde indemnisation à moins d'avoirv souscrit une Garantie corporelle du conducteur.

4.Réparation intégrale du préjudice corporel :
Le principe de la réparation intégrale garantit que la victime d’un accident obtiendra une indemnisation complète de tous les préjudices subis, qu'ils soient physiques, moraux ou financiers.

5.Rôle des assurances :
Les compagnies d’assurance sont chargées de verser l'indemnisation à la victime. Elles doivent proposer une offre d’indemnisation dans les 8 mois suivant l'accident, sous peine de pénalités financières.

Question 1 Indemnisation d’un accident de la route non responsable

J’ai été victime d’un accident de la route non responsable. Je suis encore en arrêt maladie. Le médecin expert de l’assurance doit me recevoir pour une expertise médicale. J’ai entendu dire que je peux me faire assister par un médecin conseil de mon choix ou un avocat, mais ce n’est pas obligatoire. J’aimerais avoir votre avis et des conseils.

Réponse de l’avocat :
Vous avez effectivement le droit de vous faire assister lors de l’expertise médicale. C’est une étape indispensable pour l’évaluation de vos préjudices corporels surtout si vous conservez des séquelles. Je vous recommande de consulter un médecin expert indépendant pour vous aider à défendre vos intérêts face à l’assurance. La présence d’un avocat peut aussi garantir que vos droits soient respectés et que l’offre d’indemnisation soit juste. Ne laissez pas cette étape sans accompagnement, cela peut influencer le montant de l’indemnisation.

Question 2 Accident de la route non responsable et offre d’indemnisation insuffisante

Ma famille, ma femme mes 2 enfants et moi, avons été victime d’un accident de la route non responsable. La tête de mon fils a percuté son cartable lors du choc. Un important scalp au niveau du Front (35 points de sutures). En effet, je n’ai a ce jour toujours pas validé l’offre d’indemnisation de l’assurance de 3500 euros. Ainsi, je voulais attendre que mon enfant soit d’accord avec ma décision. Il a 15 ans aujourd’hui. Je trouve par ailleurs que cette offre est minime. Pouvez-vous me donner votre avis dans l’indemnisation d’un accident de la route non responsable ?

Réponse d’un avocat.

En matière d’accident de la route non responsable, votre fils bénéficie du régime protecteur de la loi Badinter. En outre, n’étant pas le conducteur, peu importe à qui revient la faute de cet accident. Son droit à indemnisation en tant que passager est donc automatique.

Dés lors, l’assureur doit indemniser l’ensemble de ses préjudices, qu’ils soient corporels, esthétiques, ou liés à ses souffrances. Or, une offre chiffrée à 3 500 euros paraît très faible au regard d’un scalp frontal avec 35 points de suture. Ce type de lésion entraîne souvent une cicatrice visible. Soit un déficit fonctionnel temporaire, des souffrances endurées, ainsi qu’un préjudice esthétique potentiellement permanent. Avant d’accepter une offre, il est donc essentiel d’obtenir une évaluation médicale précise pour quantifier ces postes de préjudice.

Par ailleurs, votre prudence concernant le consentement de votre fils est légitime, puisque toute indemnisation doit correspondre à son intérêt. Toutefois, retarder l’acceptation ne doit pas vous inquiéter. En effet, tant que vous n’avez rien signé, vous restez libre de contester l’offre. Dans ce type de dossier, un avocat ou un médecin-conseil peut alors vous assister efficacement. En pratique, il est fréquent que les montants augmentent significativement après expertise contradictoire. Vous avez donc intérêt à solliciter un accompagnement afin de garantir à votre fils une réparation complète de ses préjudices.

Remarques de l'Association concernant l'accident de la route non responsable

L'indemnisation d'un accident de la route non responsable est encadrée par la loi Badinter dès lorsque l'accident implique au moins un véhicule tererstre moteur. Cette loi est particulièrement favorable aux victimes, celles qui n'ont commis aucune faute de nature à réduire ou exclure leur droit à indemnisation.

Voir sur le site principal AIVF Accident de la route non responsable

⚖️ Jurisprudence — Accident de la route non responsable

Principe
Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 (dite loi Badinter)
Fondement légal

La victime non responsable d’un accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur a droit à la réparation intégrale de ses préjudices corporels, sans réduction liée à une faute inexistante.

Responsabilité
Cass. civ. 2e, 20 nov. 2014, n° 13-24.986
Cour de cassation

Il appartient à l’assureur ou au responsable d’établir une faute de la victime. À défaut de preuve, l’indemnisation demeure pleine et entière.

Provision
Cass. civ. 2e, 19 déc. 2019, n° 18-23.547
Cour de cassation

En l’absence de contestation sérieuse sur le droit à indemnisation, la victime non responsable peut obtenir une provision avant consolidation afin de faire face aux premières conséquences du dommage.

⚠️ MISE EN GARDE IMPORTANTE – PROTECTION JURIDIQUE (cliquer pour ouvrir)

La protection juridique, aussi appelée garantie Défense-Recours, n’est pas une défense indépendante. Dans la majorité des cas, l’assureur est à la fois payeur et défenseur, ce qui crée un conflit d’intérêts défavorable à la victime.

👉 Cette garantie peut servir à financer certains frais (avocat, expertises, procédures), mais elle ne garantit pas une défense efficace. Il est essentiel de choisir soi-même des professionnels totalement indépendants.

🔎 Lire la mise en garde complète