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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
❓ FAQ — CCI et indemnisation décès
1. Qu’est-ce qu’une CCI et quel est son rôle après un décès lié à un acte médical ?
2. Qui peut saisir la CCI après un décès médical ?
3. Quels types de décès peuvent donner lieu à une indemnisation ?
4. Quelles sont les conditions pour qu’un décès soit indemnisé par la CCI ?
5. Quelle est la différence entre faute médicale et aléa thérapeutique ?
6. Comment déposer un dossier de CCI après un décès ?
7. Quelle est la durée moyenne d’une procédure CCI ?
8. Quels préjudices sont indemnisables en cas de décès médical ?
9. Peut-on contester la décision de la CCI ?
10. L’assistance d’un avocat est-elle nécessaire pour la CCI ?
Questions concernant la CCI et l’indemnisation d’un décès
Essentiel à retenir sur la CCI et l'indemnisation d'un décès
1.Rôle de la CCI/CRCI :
La CCI intervient dans l'indemnisation d'un décès pour faciliter la résolution des litiges entre les ayants droit d'un patient et les professionnels de santé, notamment en cas d'accident médical, d'infection nosocomiale, d'aléa thérapeutique ou de faute médicale.
2.Conditions d'accès :
La CCI est compétente si l'accident médical est survenu dans le cadre d'un acte de soin et si le dommage subi est supérieur à un certain seuil de gravité (par exemple, un taux d'AIPP d'au moins 24%) ou en cas de décès.
3.Procédure d'indemnisation :
Les ayants droit peuvent saisir la CRCI d'une demande d'indemnisaiton de leur préjudice. En cas de reconnaissance d'un décès imputable à un acte médical, l'indemnisation est proposée par l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) s'il s'agit d'un aléa thérapeutique ou de l'assurance professionnelle en cas de faute.
4.Préjudice des ayants droit :
En cas de décès d'un proche, les ayants droit peuvent obtenir réparation du préjudice moral ou préjudice d'affection ou économique (perte de revenus, frais d'obsèques et sépulture).
5.Délai et gratuité :
La saisine de la CCI est gratuite et doit se faire dans un délai de 10 ans à compter de la date de consolidation de l'accident médical ou du décès. Il est possible de contester l'offre d'indemnisation.
Question 1 Saisine de la CCI dans l’indemnisation d’un décès
Ma mère a subi une opération pour un souffle au cœur. Après une semaine, elle a été réadmise en urgence à l’hôpital avec une forte fièvre. Les médecins ont diagnostiqué une infection par staphylocoque doré, contractée lors de l’opération, et ont prévenu qu’elle ne survivrait pas en raison de son état de santé préexistant. Elle est décédée quelques jours plus tard dans des souffrances importantes. Nous souhaitons déposer un dossier pour obtenir réparation pour cette erreur médicale. Pouvez-vous nous informer sur la procédure de la CCI dans l’indemnisation d’un décès ?
Réponse d’un avocat.
Vous pouvez saisir la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) pour demander un examen du dossier médical pour une éventuelle indemnisation. La CCI intervient gratuitement en cas de faute médicale, comme une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale.
La procédure commence par le dépôt d’un dossier. sur le site de l’ONIAM il est possible de télécharger un formulaire de demande. L’envoi du dossier doit inclure les pièces médicales justifiant de l’infection, ainsi que des éléments prouvant que le décès est lié à l’opération. La CCI évaluera l’imputabilité du dossier à l’infection nosocomiale.
Si la CCI conclut à une faute ou à une responsabilité médicale, vous et les ayants droits obtiendrez une indemnisation pour le préjudice d’affection et peut-être économiques ainsi que les frais d’obsèques. Il est important d’agir rapidement, car les délais de saisine sont de 10 ans.
Question 2 Faut-il privilégier la procédure CCI pour l’indemnisation d’un décès suite à erreur chirurgicale ?
Ma mère est décédée après une opération chirurgicale à l’hôpital. Elle ne souhaitait pas subir cette intervention, mais elle a été fortement incitée à l’accepter. L’opération, prévue sous anesthésie générale, a finalement été faite sous anesthésie locale et interrompue à cause de douleurs très intenses. Ma mère est décédée peu après. Nous soupçonnons une erreur chirurgicale, d’autant que le dossier comporte plusieurs incohérences. Nous voulons engager une procédure pour obtenir réparation. Faut-il saisir la justice pénale pour homicide involontaire ou déposer un dossier devant la CCI pour l’indemnisation du décès ?
Réponse de l’avocat.
Votre situation nécessite une approche prudente. Vous pouvez en effet envisager en premier lieu, une procédure indemnitaire devant la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI). Il s’agit d’une démarche grateuite à l’amiable. Rien n’empêche ensuite en cas de désaccord de vous orienter le cas échéant vers un tribunal.
La plainte pénale vise à faire reconnaître une faute grave susceptible d’engager la responsabilité pénale du ou des praticiens. Elle s’adresse au procureur de la République. C’est une procédure souvent longue, mais elle permet d’obtenir la vérité sur les circonstances du décès.
La saisine de la CCI, quant à elle, vise une indemnisation rapide du préjudice subi par la famille. Elle est gratuite et ne nécessite pas d’avocat, même si l’accompagnement d’un avocat en droit médical est fortement recommandé. L’expertise médicale de la CCI permettra par ailleurs d’évaluer s’il y a eu faute, aléa thérapeutique ou défaut d’information.
En pratique, il est souvent conseillé de commencer par la CCI pour établir les responsabilités médicales, tout en préservant la possibilité d’une action pénale si la faute paraît manifeste.
Un avocat dommage corporel pourra vous aider à choisir la meilleure stratégie et à constituer un dossier solide, notamment pour analyser les incohérences du dossier médical et défendre les droits de votre famille.
Remarques de l'Association concernant la CCI et l'indemnisation d'un décès
Les ayants droit d'une victime directe décédée des suites d'un accident médical peuvent prétendre à obtenir réparation de leur préjudice. Toutefois, il est important d'établir un lien entre le décès et l'infection nosocomiale ou l'erreur médicale. La première des étapes est de récupérer le dossier médical dans sa totalité et peut-être solliciter l'avis d'un médecin expert indépendant.
Voir sur le site principal AIVF CCI indemnisation décès
⚖️ Jurisprudence — CCI & Décès d’un accident médical
La saisine de la CCI est possible en cas de décès imputable à un accident médical. La Commission vérifie l’existence d’un lien de causalité entre l’acte de soin et le décès, ainsi que le respect des critères de gravité ouvrant droit à l’intervention de l’ONIAM.
L’ONIAM doit indemniser les ayants droit lorsque le décès résulte d’un accident médical non fautif présentant un caractère d’anormalité. Le décès constitue un critère de gravité suffisant pour ouvrir droit à réparation.
Lorsque le décès résulte d’une faute technique (erreur opératoire, retard de diagnostic, surveillance défaillante), l’établissement ou le praticien engage sa responsabilité. La CCI peut recommander l’indemnisation intégrale des ayants droit.
Même si la cause exacte du décès demeure incertaine, la faute peut entraîner l’indemnisation d’une perte de chance de survie. La CCI peut chiffrer cette perte en pourcentage et recommander une indemnisation proportionnelle.

