CCI et indemnisation décès

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❓ FAQ — CCI et indemnisation décès

1. Qu’est-ce qu’une CCI et quel est son rôle après un décès lié à un acte médical ?
La Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) aide les proches d’un patient décédé à obtenir une indemnisation rapide et gratuite. Elle évalue les fautes médicales et les accidents médicaux sans passer par un tribunal.
2. Qui peut saisir la CCI après un décès médical ?
Les ayants droit du défunt peuvent saisir la CCI : conjoint, enfants, parents ou toute personne ayant subi un préjudice moral ou économique à cause du décès. La démarche est gratuite et sans risque financier.
3. Quels types de décès peuvent donner lieu à une indemnisation ?
L’indemnisation est possible si le décès résulte d’une faute médicale, d’un accident médical non fautif (aléa thérapeutique), d’une infection nosocomiale ou d’un produit de santé défectueux.
4. Quelles sont les conditions pour qu’un décès soit indemnisé par la CCI ?
Le décès doit être lié à un acte médical et avoir causé un préjudice grave. Il faut aussi que l’acte ait été réalisé dans un établissement de santé français. Un dossier médical complet est indispensable.
5. Quelle est la différence entre faute médicale et aléa thérapeutique ?
Une faute médicale résulte d’une erreur ou d’une négligence du praticien. L’aléa thérapeutique est un accident imprévisible malgré des soins conformes. Dans ce cas, l’ONIAM indemnise les proches si les conditions de gravité sont remplies.
6. Comment déposer un dossier de CCI après un décès ?
Il faut adresser un dossier complet à la CCI du lieu des soins, avec les certificats médicaux, comptes rendus opératoires, et justificatifs du décès. Un avocat compétent peut vous aider à constituer un dossier solide. Le réseau AIVF dispose d’avocats à la disposition des familles.
7. Quelle est la durée moyenne d’une procédure CCI ?
La procédure dure en général entre 6 et 12 mois. Après expertise médicale, la CCI rend un avis d’indemnisation et indique si la responsabilité d’un professionnel ou de l’ONIAM est engagée.
8. Quels préjudices sont indemnisables en cas de décès médical ?
Les proches peuvent obtenir réparation de leur préjudice moral (chagrin, perte d’affection), de leur préjudice économique (perte de revenus) et des frais d’obsèques. L’expertise évalue la gravité et le lien avec l’acte médical.
9. Peut-on contester la décision de la CCI ?
Oui. Si la décision est défavorable, les ayants droit peuvent faire appel devant le tribunal judiciaire. Un avocat dommage corporel saura défendre les intérêts de la famille.
10. L’assistance d’un avocat est-elle nécessaire pour la CCI ?
Ce n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé. Un avocat veille au respect des droits de la famille et à la juste indemnisation. Le réseau AIVF met à disposition des avocats compétents en indemnisation des décès médicaux.
Article et FAQ rédigés par l’AIVF, association reconnue par la Sécurité routière.

Questions concernant la CCI et l’indemnisation d’un décès

Essentiel à retenir sur la CCI et l'indemnisation d'un décès

1.Rôle de la CCI/CRCI :
La CCI intervient dans l'indemnisation d'un décès pour faciliter la résolution des litiges entre les ayants droit d'un patient et les professionnels de santé, notamment en cas d'accident médical, d'infection nosocomiale, d'aléa thérapeutique ou de faute médicale.

2.Conditions d'accès :
La CCI est compétente si l'accident médical est survenu dans le cadre d'un acte de soin et si le dommage subi est supérieur à un certain seuil de gravité (par exemple, un taux d'AIPP d'au moins 24%) ou en cas de décès.

3.Procédure d'indemnisation :
Les ayants droit peuvent saisir la CRCI d'une demande d'indemnisaiton de leur préjudice. En cas de reconnaissance d'un décès imputable à un acte médical, l'indemnisation est proposée par l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) s'il s'agit d'un aléa thérapeutique ou de l'assurance professionnelle en cas de faute.

4.Préjudice des ayants droit :
En cas de décès d'un proche, les ayants droit peuvent obtenir réparation du préjudice moral ou préjudice d'affection ou économique (perte de revenus, frais d'obsèques et sépulture).

5.Délai et gratuité :
La saisine de la CCI est gratuite et doit se faire dans un délai de 10 ans à compter de la date de consolidation de l'accident médical ou du décès. Il est possible de contester l'offre d'indemnisation.

Question 1 Saisine de la CCI dans l’indemnisation d’un décès

Ma mère a subi une opération pour un souffle au cœur. Après une semaine, elle a été réadmise en urgence à l’hôpital avec une forte fièvre. Les médecins ont diagnostiqué une infection par staphylocoque doré, contractée lors de l’opération, et ont prévenu qu’elle ne survivrait pas en raison de son état de santé préexistant. Elle est décédée quelques jours plus tard dans des souffrances importantes. Nous souhaitons déposer un dossier pour obtenir réparation pour cette erreur médicale. Pouvez-vous nous informer sur la procédure de la CCI dans l’indemnisation d’un décès ?

Réponse d’un avocat.

Vous pouvez saisir la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) pour demander un examen du dossier médical pour une éventuelle indemnisation. La CCI intervient gratuitement en cas de faute médicale, comme une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale.

La procédure commence par le dépôt d’un dossier. sur le site de l’ONIAM il est possible de télécharger un formulaire de demande. L’envoi du dossier doit inclure les pièces médicales justifiant de l’infection, ainsi que des éléments prouvant que le décès est lié à l’opération. La CCI évaluera l’imputabilité du dossier à l’infection nosocomiale.

Si la CCI conclut à une faute ou à une responsabilité médicale, vous et les ayants droits obtiendrez une indemnisation pour le préjudice d’affection et peut-être économiques ainsi que les frais d’obsèques. Il est important d’agir rapidement, car les délais de saisine sont de 10 ans.

Question 2 Faut-il privilégier la procédure CCI pour l’indemnisation d’un décès suite à erreur chirurgicale ?

Ma mère est décédée après une opération chirurgicale à l’hôpital. Elle ne souhaitait pas subir cette intervention, mais elle a été fortement incitée à l’accepter. L’opération, prévue sous anesthésie générale, a finalement été faite sous anesthésie locale et interrompue à cause de douleurs très intenses. Ma mère est décédée peu après. Nous soupçonnons une erreur chirurgicale, d’autant que le dossier comporte plusieurs incohérences. Nous voulons engager une procédure pour obtenir réparation. Faut-il saisir la justice pénale pour homicide involontaire ou déposer un dossier devant la CCI pour l’indemnisation du décès ?

Réponse de l’avocat.

Votre situation nécessite une approche prudente. Vous pouvez en effet envisager en premier lieu, une procédure indemnitaire devant la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI). Il s’agit d’une démarche grateuite à l’amiable. Rien n’empêche ensuite en cas de désaccord de vous orienter le cas échéant vers un tribunal.

La plainte pénale vise à faire reconnaître une faute grave susceptible d’engager la responsabilité pénale du ou des praticiens. Elle s’adresse au procureur de la République. C’est une procédure souvent longue, mais elle permet d’obtenir la vérité sur les circonstances du décès.

La saisine de la CCI, quant à elle, vise une indemnisation rapide du préjudice subi par la famille. Elle est gratuite et ne nécessite pas d’avocat, même si l’accompagnement d’un avocat en droit médical est fortement recommandé. L’expertise médicale de la CCI permettra par ailleurs d’évaluer s’il y a eu faute, aléa thérapeutique ou défaut d’information.

En pratique, il est souvent conseillé de commencer par la CCI pour établir les responsabilités médicales, tout en préservant la possibilité d’une action pénale si la faute paraît manifeste.

Un avocat dommage corporel pourra vous aider à choisir la meilleure stratégie et à constituer un dossier solide, notamment pour analyser les incohérences du dossier médical et défendre les droits de votre famille.

Remarques de l'Association concernant la CCI et l'indemnisation d'un décès

Les ayants droit d'une victime directe décédée des suites d'un accident médical peuvent prétendre à obtenir réparation de leur préjudice. Toutefois, il est important d'établir un lien entre le décès et l'infection nosocomiale ou l'erreur médicale. La première des étapes est de récupérer le dossier médical dans sa totalité et peut-être solliciter l'avis d'un médecin expert indépendant.

Voir sur le site principal AIVF CCI indemnisation décès

⚖️ Jurisprudence — CCI & Décès d’un accident médical

Procédure CCI
CAA Lyon, 15 févr. 2021, n° 19LY04312
Cour administrative d’appel

La saisine de la CCI est possible en cas de décès imputable à un accident médical. La Commission vérifie l’existence d’un lien de causalité entre l’acte de soin et le décès, ainsi que le respect des critères de gravité ouvrant droit à l’intervention de l’ONIAM.

ONIAM
CE, 10 oct. 2019, n° 420299
Conseil d’État

L’ONIAM doit indemniser les ayants droit lorsque le décès résulte d’un accident médical non fautif présentant un caractère d’anormalité. Le décès constitue un critère de gravité suffisant pour ouvrir droit à réparation.

Faute médicale
Cass. civ. 1re, 3 mai 2018, n° 17-16.234
Cour de cassation, 1re chambre civile

Lorsque le décès résulte d’une faute technique (erreur opératoire, retard de diagnostic, surveillance défaillante), l’établissement ou le praticien engage sa responsabilité. La CCI peut recommander l’indemnisation intégrale des ayants droit.

Perte de chance
CE, 16 déc. 2020, n° 427707
Conseil d’État

Même si la cause exacte du décès demeure incertaine, la faute peut entraîner l’indemnisation d’une perte de chance de survie. La CCI peut chiffrer cette perte en pourcentage et recommander une indemnisation proportionnelle.