Accident du cycliste

Pour toutes vos questions l’Association AIVF est là pour vous répondre du Lundi au Vendredi de 9h00 à 18h00


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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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FAQ – Accident de cycliste et indemnisation

Un cycliste renversé par une voiture a-t-il toujours droit à indemnisation ?
Oui. La loi Badinter protège les cyclistes victimes d’un accident impliquant un véhicule à moteur. L’assureur du responsable doit indemniser les préjudices. Même en cas de faute du cycliste, l’indemnisation reste donc possible. L’AIVF recommande l’accompagnement d’un avocat. L’association dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes.
Et si le cycliste traverse au feu rouge ou roulait sans lumière ?
L’assureur doit quand même verser l’indemnisation. Il faudrait que le cycliste commette une faute grave (souvent rare) pour exclure un droit à indemnisation. En cas de problème, un avocat peut contester toute réduction. L’AIVF met à disposition des victimes un réseau d’avocats pour défendre leurs droits.
Que faire si le conducteur responsable prend la fuite ?
Il faut porter plainte immédiatement. Le Fonds de Garantie (FGAO) peut alors indemniser le cycliste blessé. Il est important de rassembler des preuves : témoignages, vidéos, constat. Un avocat peut aussi vous aider dans ces démarches. L’AIVF vous oriente vers un avocat de son réseau en cas de besoin.
Quelles blessures ou préjudices font l’objet d’une indemnisation ?
En droit commun, l’indemnisation couvre l’intégralité du préjudice. AIPP, pretium doloris, perte de gains, tiercer personne etc. Une expertise médicale est toutefois nécessaire. L’AIVF accompagne les victimes avec l’appui de ses avocats partenaires.
Le casque est-il obligatoire pour avoir une indemnisation ?
Non, il n’est pas obligatoire pour les adultes. En cas d’accident, l’absence de casque ne peut en effet justifier de réduction d’indemnisation. En cas contraire, un avocat pourrait alors contester cette position. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats spécialisés pour vous défendre.
Que faire si le cycliste chute seul, sans tiers en cause ?
L’indemnisation dépendra alors de votre propre contrat d’assurance (garantie accident de la vie). Si un défaut de la voie publique est en cause, il est aussi possible d’engager la responsabilité d’une collectivité. Dans ce type de dossier, l’AIVF recommande l’aide d’un avocat. Son réseau peut vous accompagner dans les démarches.
Combien de temps faut-il pour recevoir l’indemnisation ?
En loi Badinter, l’assurance verse une provision dans les 8 mois après l’accident. L’indemnisation définitive intervient après la consolidation médicale. Le processus peut ainsi durer plusieurs mois. Un avocat aide à accélérer la procédure et négocier les montants. L’AIVF met ses avocats partenaires à la disposition des victimes cyclistes.

Questions concernant l’accident du cyliste

Essentiel à retenir sur l'accident du cyliste

1. En cas d’accident avec un véhicule motorisé (voiture, moto…) : application de la loi Badinter.
L'accident du cyliste bénéficie d'une indemnisation automatique s'il implique un véhicule terrestre à moteur. Sauf faute inexcusable (ce qui est très rare). La loi Badinter protège les victimes non conductrices. L’assurance du véhicule tiers prend en charge les dommages corporels.

2. En cas d’accident sans tiers identifié ou sans implication d’un véhicule motorisé : pas de loi Badinter.
Si le cycliste chute seul, ou heurte un obstacle sans faute d’un tiers, la loi Badinter n'a pas vocation à s'appliquer. Il faut donc se tourner vers d’autres solutions d’indemnisation.

3. Garantie Accident de la Vie (GAV) : une solution contractuelle.
La GAV peut couvrir les accidents de la vie quotidienne, y compris les chutes à vélo seul. L’indemnisation dépend du contrat, d’un seuil d'intervention d'AIPP (souvent taux AIPP ≥ 5 %) et des garanties souscrites.

4. En cas d’accident causé par un tiers non motorisé (piéton, autre cycliste…) : application du droit commun.
En cas d'accident du cycliste avec un tiers non motorisé, il faut démontrer la preuve d'une faute. La responsabilité civile de l’auteur du dommage intervient. La procédure est souvent plus complexe et plus lente que sous la loi Badinter.

5. Accident causé par un obstacle sur la voie publique (trou, poteau, chantier…) : responsabilité d’une personne morale.
En cas d'accident sur la voie publique, il est possible d'engager la responsabilité de la commune, de l’entreprise ou du gestionnaire. L’indemnisation repose sur la démonstration d’une faute (défaut d’entretien, signalisation insuffisante) selon le droit commun.

Question 1 Procédure d’indemnisation de l’accident du cycliste impliquant une voiture

Une voiture m’a percuté par l’arrière alors que je circulais à vélo. Le choc m’a projeté au sol. Résultat : une fracture du fémur avec opération. J’ai besoin de conseils pour faire valoir mes droits face aux assurances. Comment se passe l’indemnisation de l’accident du cycliste avec un véhicule à moteur ?

Réponse d’un avocat.

En effet, victime d’un accident de la route impliquant un véhicule à moteur ouvre droit à la réparation intégrale du préjudice. La loi Badinter en effet s’applique parfaitement ici. De plus, l’accident du cycliste ouvre droit à une indemnisation automatique ainsi que tout usager vulnérable de la route.

1. Responsabilité du conducteur
Le conducteur du véhicule est donc responsable, même s’il conteste les faits. En tant que cycliste, vous bénéficiez alors d’une indemnisation prioritaire. Aucune faute de votre part, sauf faute inexcusable, ne peut exclure votre droit à réparation.

2. Droit à une indemnisation intégrale
Vous avez donc droit à la réparation de tous vos préjudices. Les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents.

3. L’assurance adverse doit vous faire une offre
L’assureur du conducteur doit vous proposer une offre d’indemnisation dans les délais prévus par la loi. En pratique, le délai est ainsi de 8 mois à compter de la date de l’accident pour une provision. Le délai sera en revanche de 5 mois à compter de la consolidation pour une proposition définitive.

4. L’intérêt de se faire accompagner
Un avocat peut ainsi vous aider à :

  • faire reconnaître tous vos préjudices,
  • obtenir une expertise médicale contradictoire,
  • procéder au chiffrage du préjudice et négocier une indemnisation juste et complète.

Choisir un médecin conseil de victimes est également important. En loi Badinter, il est en outre possible de solliciter le remboursement des honoraires du médecin.

5. Agissez rapidement
N’attendez pas. Conservez tous vos documents médicaux et les preuves du sinistre. Envoyez une déclaration à l’assurance. Et surtout, ne signez rien sans un avis éclairé.

Question 2 Indemnisation de l’accident du cycliste malgré un constat amiable défavorable

J’ai été victime d’un accident en tant que cycliste. Une voiture m’a doublé par la gauche, accrochant mon guidon avec son rétroviseur provoquant ainsi ma chute. Nous avons rédigé un constat amiable dans lequel la partie adverse indique que je me suis déporté sur la gauche au moment où celui-ci me doublait. Je n’ai aucun souvenir de ce déport. Néanmoins le constat rédigé juste après ma sortie des urgences, j’étais encore en état de choc. J’ai signé ce dernier sans faire attention.

Après contact avec mon assurance celle-ci m’indique que je aucune indemnisation. Comment obtenir réparation du préjudice dans le cas d’un accident du cycliste ?

Réponse d’un avocat membre bénévole de l’AIVF.

Vous avez été victime d’un accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur. À ce titre, la loi Badinter s’applique. Elle protège les victimes non conductrices, dont les cyclistes. Ainsi, sauf faute inexcusable de votre part, vous conservez un droit à indemnisation de vos préjudices corporels. Le contenu du constat amiable peut être discuté. En effet, il ne vaut pas reconnaissance irrévocable des faits. Votre état de choc au moment de la signature constitue un élément important. Il est donc possible de contester l’interprétation retenue par l’assureur adverse.

Par conséquent, je vous recommande de consulter un avocat et un médecin conseil de victimes. L’avocat analysera le dossier, réunira les preuves utiles et engagera les démarches nécessaires. le médecin vous assistera lors de l’expertise médicale contradictoire afin d’évaluer vos séquelles. Ensuite, vous obtiendrez une indemnisation couvrant l’ensemble de vos postes de préjudice : souffrances endurées, déficit fonctionnel DFP, pertes de revenus et frais restés à charge. En cas de refus persistant de l’assureur, une procédure judiciaire pourra être engagée afin de faire valoir pleinement vos droits.

Remarques de l'Association concernant l'accident du cyliste

L'accident du cycliste peut faire l'objet d'une indemnisation en fonction des circonstances. L'implication d'un véhicule terrestre à moteur lui permet la réparation intégrale de son préjudice. Bien souvent la collision d'une voiture avec un cycliste occasionnent des dommages sérieux à la victime en vélo. Raison pour laquelle il est important d'obtenir tous les conseils nécessaires dés le début de la procédure et choisir un avocat compétent en accident de la route.

🚲⚖️ Jurisprudence – Accident du cycliste et indemnisation

Loi Badinter – Protection du cycliste

Lorsqu’un accident de la circulation implique un cycliste et un véhicule terrestre à moteur, la loi du 5 juillet 1985 (loi Badinter) s’applique. Le cycliste, en tant que victime non conductrice, bénéficie d’un droit à indemnisation de ses préjudices corporels, sauf à établir une faute inexcusable constituant la cause exclusive de l’accident. Les juridictions rappellent de manière constante le principe de réparation intégrale du dommage corporel.