Choc post-traumatique

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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Questions concernant le choc post-traumatique

Essentiel à retenir sur le choc post-traumatique 

1.Symptômes du choc post-traumatique :
Après un accident de la route, une personne peut souffrir de choc post-traumatique aussi appelé stress post-traumatique (SPT). Les symptômes incluent des flashbacks, des cauchemars, une anxiété intense, de l'irritabilité, et une hypervigilance. Ces manifestations peuvent persister longtemps après l'accident.

2.Traitement du choc post traumatique :
Le traitement combine souvent thérapie et médication. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est couramment utilisée pour aider les victimes à gérer leurs émotions et à surmonter les souvenirs traumatisants. Les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent également être prescrits.

3.Reconnaissance et évaluation médicale :
Le diagnostic du choc post traumatique est réalisé par un professionnel de santé, souvent un psychologue ou un psychiatre. L'évaluation repose sur des critères spécifiques, comme la durée des symptômes et leur impact sur la vie quotidienne. Un certificat médical est nécessaire pour la reconnaissance du trouble. Il est important que celui-ci établisse un lien entre la manifestation des troubles et l'accident de la route.

4.Indemnisation :
Les victimes de choc post traumatique après un accident de la route peuvent être indemnisées. Cette indemnisation dépend de la gravité du trouble, de son impact sur la qualité de vie, et de la responsabilité de l'accident. Une expertise médicale est requise pour évaluer le préjudice de même qu'un exmane médical par un sapiteur psychiatre.

5.Expertise médicale :
L'expertise médicale consiste en un examen approfondi pour évaluer les séquelles psychologiques du traumatisme. Cette évaluation est essentielle pour déterminer l'étendue du préjudice et les droits à l'indemnisation. Les conclusions du rapport d'expertise influencent fortement le montant des compensations accordées.

Question 1 Indemnisation du choc post-traumatique suite à un accident de voiture

Mon époux a été victime d’un accident de la route. Il a percuté une voiture qui a freiné brusquement pour éviter un chien. Il a subi un polytraumatisme, puis une hospitalisation en urgence pour une opération de la hanche. Avant un transfert en soins intensifs en raison de complications post-opératoires (anémie sévère, hémorragie, phlébite, embolie pulmonaire, commotion cérébrale, etc.). Son état désormais stable. Il est aujourd’hui en centre de rééducation.

Son traumatisme aujourd’hui est toujours important. Il ne se souvient de rien. Son dossier à la gendarmerie est en attente. Il ne peut se déplacer. L’enquête toujours en cours. Les gendarmes envisagent d’auditionner les passagers et les témoins. Ils évoquent une responsabilité pour défaut de maîtrise du véhicule. Il dispose aussi d’une assurance touts risques.

Je ne sais pas comment me comporter face à la gendarmerie ni à l’assureur. J’ai obtenu un certificat médical initial, mais il est incomplet. Je me sens perdue. Quels sont vos conseils pour avancer ? Faut-il se faire assister par un médecin expert d’assuré ? Comment évaluer les séquelles d’un choc post-traumatique ?

Réponse d’un avocat.

Dans ce type de situation, il est essentiel d’agir avec méthode.

1. Face à la gendarmerie :
Restez factuelle. Précisez que votre époux est actuellement dans l’incapacité de s’exprimer. Demandez un report de l’audition à une date ultérieure, un certificat médical attestant de son état. Mentionnez également son amnésie post-traumatique, fréquente dans ce contexte. Il est par ailleurs indispensable de recueillir le témoignage des passagers et des témoins pour établir la chronologie des faits.

2. Face à l’assurance :
Transmettez tous les documents médicaux, même incomplets. Signalez l’impossibilité d’obtenir un certificat complet dansn l’immédiat. Il faut informer l’assureur de la gravité des lésions. Du reste, celui-ci doit vous adresser un questionnaire Badinter dans les semaines qui viennent. Il est conseillé d’envoyer un courrier recommandé pour ouvrir un dossier de recours corporel.

3. Expertise médicale :
Tout à fait, nous recommandons fortement l’assistance par un médecin expert d’assuré, indépendant de l’assureur. Ce médecin vous aidera à faire reconnaître l’ensemble des préjudices (physiques et psychiques) et à évaluer les séquelles selon la nomenclature Dintilhac.

4. Séquelles psychiques :
Le choc post-traumatique relève d’un préjudice psychologique indemnisable. Les justificatifs des consultations régulières auprès d’un psychiatre ou psychologue sont nécessaires. Ce suivi permettra à l’expert médical d’établir un lien entre l’accident et les troubles observés.

5. Assistance juridique :
Envisagez aussi un accompagnement par un avocat en dommage corporel. Il pourra négocier l’offre d’indemnisation avec les assureurs, si nécessaire, contester les conclusions d’expertise. Vérifiez si votre contrat MACIF inclut une protection juridique.

N’attendez pas. Documentez chaque étape. Gardez tous les certificats, comptes rendus et témoignages.

Question 2 Comment faire reconnaitre un choc post-traumatique après un accident de moto ?

J’ai été victime d’un accident de moto, choc frontal contre une voiture. Je n’ai commis aucune faute. L’assurance de mon véhicule a ainsi pris en charge le remboursement de la moto (épave) ainsi que mon équipement. Je suis resté 2 jours dans un hôpital pour Luxation claviculaire stade 2, contusion cheville genoux ainsi que dermabrasion aux cuisses. Je suis resté 5 mois en arrêt de travail, 1 mois en mi-temps thérapeutique pour ensuite reprendre mon travail de manière totale en continuant bien sûr ma séance de kinésithérapie. Le médecin expert de mon assurance a décrété la consolidation de mon état de santé. Cependant, impossible pour moi de reprendre mes activités sportives suite à mon accident et les séquelles qu’il a entraînées.

Depuis plusieurs mois, j’ai développé un état de choc post-traumatique lié à l’accident. J’ai d’abord vu un psychologue qui m’a ensuite redirigé vers un psychiatre. Je suis présentement sous anxiolytiques et antidépresseurs (aucun passif de dépressif). Ma question est la suivante : comment faire valoir le choc post-traumatique pour obtenir une indemnisation correcte ?

Réponse d’un avocat.

D’abord, le choc post-traumatique constitue un préjudice indemnisable. En effet, il s’agit d’un dommage psychique directement lié à l’accident. Il faudra donc donc établir le lien entre l’accident et vos troubles actuels. Pour cela, je vous conseille de réunir les certificats médicaux du psychiatre et du psychologue. Ces documents doivent décrire les symptômes, les traitements et leur imputabilité à l’accident. Ainsi, une nouvelle expertise médicale sera néecssaire, surtout si vous contestez la consolidation.

Ensuite, vous pourrez pour obtenir une indemnisation complète. L’expertise contradictoire permettra d’évaluer le préDFP appliqué au choc psychique. La loi Badinter protège effectivement les victimes non fautives d’accidents de la circulation. Par ailleurs, l’assistance d’un avocat en dommage corporel est essentielle pour faire reconnaître vos séquelles, rouvrir le dossier et négocier une indemnisation adaptée à votre situation. Il pourra aussi vous aider à choisir le médecin conseil qui vous accompagnera lors de l’expertise contardictoire.

Remarques de l'Association concernant le choc post-traumatique 

L'indemnisation du chos post-traumatique ou stress post-traumatique a lieu après la consolidation médicale. Il arrive parfois que la stabilisation de ce trouble nécessite un délai qui puisse sembler long à la victime. Nous pensons que pour faire valoir de manière juste le choc post-traumatique, un médecin conseil indépendant et un avocat sont indispensables.