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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
Exemple de questions concernant l’indemnisation du préjudice corporel de la victime directe
Essentiel à retenir sur l'indemnisation du préjudice corporel de la victime directe
Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France
1. Victime directe.
L'indemnisation du préjudice corporel dela victime directe (celle qui a subi directement l'accident) couvre les dommages physiques, psychologiques et économiques. Cela inclut les frais médicaux, la perte de gains, et les souffrances endurées etc. Et potentiellement l'ensemble du préjudice corporel en cas d'indemnisation en droit commun.
2.Victime indirecte.
La victime indirecte (les proches ayants droit de la victime directe) peut également être indemnisée. Cette indemnisation concerne principalement le préjudice moral ou d'affection et les pertes économiques découlant de la situation de la victime directe, comme la perte de soutien financier.
3.Evaluation des dommages.
Le préjudice corporel de la victime directe fait l'objet d'une évaluation lors d'une expertise médicale par un médecin expert. Il détermine l'étendue des séquelles, les besoins en soins futurs, et les impacts sur la vie quotidienne et professionnelle en reprenant la Nomenclature Dintilhac.
4.Procédure d'indemnisation.
La victime directe doit entamer une procédure auprès de l'assurance du responsable de l'accident. Cette procédure implique souvent des négociations ou des recours judiciaires pour obtenir une indemnisation adéquate.
5.Différences clés.
La principale différence entre les deux types de victimes réside dans la nature du préjudice. La victime directe subit des dommages corporels et matériels, tandis que la victime indirecte souffre principalement de préjudices d'affection et économiques, en lien avec les conséquences de l'accident sur la victime directe.
Question 1 Accident de vélo avec tiers et indemnisation du préjudice corporel de la victime directe
Mon fils, âgé de 22 ans, a été victime d’un accident de vélo. Une voiture a brûlé un feu rouge, l’a percuté, puis a pris la fuite. Il souffre de blessures graves : fracture de la main opérée avec pose de broches, plusieurs dents cassées nécessitant des prothèses, et impossibilité de suivre sa formation prévue chez les pompiers. Il est en arrêt pendant six mois.
Mon assureur refuse de prendre en charge le dossier, au motif que l’auteur a commis un délit de fuite et qu’aucun recours n’est possible contre lui. Est-ce exact ? Quels sont nos recours ? Comment s’obtient en général la réparation du préjudice corporel de la victime directe ?
Réponse d’un avocat.
En effet, en cas de délit de fuite, la loi prévoit un recours concernant la réparation du préjudice corporel de la victime directe. L’indemnisation est possible par le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO). Ce mécanisme intervient lorsque l’auteur est inconnu, non assuré ou insolvable.
Voici les étapes à suivre :
- Déposer plainte rapidement pour signaler le délit de fuite. En effet, le fait de déposer plainte permettra d’ouvrir une enquête.
- Constituer un dossier médical complet, avec les certificats, les comptes-rendus opératoires et les justificatifs d’arrêt de travail.
- Saisir le FGAO. Il faut le faire dans un délai de trois ans à compter de l’accident (ou un an après la décision judiciaire si une procédure pénale est ouverte).
- Faire évaluer le préjudice corporel, idéalement en consultant d’abord un médecin-conseil indépendant. Cette étape est clé pour obtenir une indemnisation juste. Compte tenu que votre fils était cycliste, il est un usager vulnérable au sens de la loi Badinter. Il a donc droit à l’indemnisation automatique de son préjudice.
- Se faire accompagner par un avocat en accident de la route. Cela facilite les échanges avec le FGAO, maximise les chances d’indemnisation et garantit le respect de vos droits. En outre, l’avocat effectuera le chiffrage du préjudice et négociera l’offre d’indemnisation avec le FGAO.
En résumé, même si l’auteur a fui, une indemnisation reste possible. Le FGAO est là pour couvrir les victimes de ce type de situation.
Question 2 Préjudice corporel de la victime directe suite à un grave accident de voiture
J’ai été victime d’un grave accident de la route avec de multiples fractures (fémur, humérus, coude, entorse grave du genou). Plusieurs consolidations ont échoué, et j’ai dû subir quatre greffes osseuses. Après des années de souffrance, je suis déclaré consolidé mais je garde des douleurs, des séquelles et un traumatisme important. Mon avocate me conseille d’accepter un taux d’AIPP fixé à 22 % lors de l’expertise médicale. Or, je trouve l’indemnisation proposée bien trop faible au regard de mon parcours et de mon état actuel. Quels sont les recours concernant le préjudice corporel d’une victime directe ?
Réponse d’avocat.
Le taux de 22 % d’AIPP peut en effet sembler insuffisant compte tenu des interventions, des douleurs persistantes et des séquelles fonctionnelles.
D’abord, sachez que ces conclusions d’expertise ne sont pas définitives. Vous pouvez solliciter une contre-expertise amiable avec l’aide d’un médecin conseil de victimes. Celui-ci défendra uniquement vos intérêts face aux compagnies d’assurance.
Ensuite, si le désaccord persiste, une expertise judiciaire reste possible devant le tribunal. Cette procédure permet de faire réévaluer vos séquelles par un collège de médecins experts sous le contrôle d’un juge.
Par ailleurs, l’indemnisation ne repose pas uniquement sur le taux d’AIPP. Tous les postes de préjudices selon la nomenclature Dintilhac doivent être indemnisés : souffrances endurées, déficit fonctionnel temporaire, pertes de revenus, incidence professionnelle, frais futurs, aide humaine, préjudice d’agrément, etc. En effet, en droit commun le préjudice corporel de la victime directe est intégral.
Enfin, il est essentiel de vous entourer d’un avocat expérimenté en dommage corporel. Et c’est aussi son rôle que de vous diriger vers le médecin conseil de victimes. Cette double protection augmente vos chances d’obtenir une indemnisation conforme à la réalité de votre préjudice.
En résumé, ne vous limitez pas au seul taux d’AIPP et contestez le rapport d’expertise si nécessaire. En outre prenez conseil auprès de votre avocat (ou un autre avocat compétent) au sujet d’une éventuelle procédure judiciaire pour obtenir une réparation intégrale.
Remarques de l'Association concernant le préjudice corporel de la victime directe
Le préjudice corporel de la victime directe fait l'objet d'une indemnisation par l'assurance du tiers. Dans le cas du droit commun, il s'agit d'une réparation intégrale, telle que le prévoit la loi Badinter par exemple. Dans un cadre contractuel, la réparation du préjudice dépendra des conditions particulières et générales du contrat (Garantie accident de la vie, Garantie corporelle du conducteur).
⚖️ Jurisprudence — Préjudice corporel de la victime directe
Le juge doit assurer la réparation intégrale du préjudice corporel. Aucune perte ne doit rester à la charge de la victime et aucun enrichissement ne peut résulter de l’indemnisation.
Les juridictions évaluent le dommage corporel poste par poste selon la nomenclature Dintilhac : déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, dépenses de santé, assistance par tierce personne, pertes de gains professionnels…
L’expertise médicale constitue la base de l’évaluation. Le juge peut en ordonner une nouvelle si celle proposée par l’assureur est insuffisante ou contestée.
Le juge conserve une appréciation souveraine des pièces médicales et financières. Il n’est pas lié par les propositions de l’assureur ou par les seuls chiffres de l’expert.
La consolidation marque le moment où les lésions se stabilisent. Elle fixe le point de départ de l’indemnisation définitive (DFP, préjudice esthétique permanent, besoin en tierce personne durable…).

