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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
❓ FAQ — Choisir son médecin conseil de victimes
1. Qu’est-ce qu’un médecin conseil de victimes ?
2. Pourquoi choisir un médecin conseil indépendant ?
3. Quand faut-il consulter un médecin conseil de victimes ?
4. Comment choisir un bon médecin conseil de victimes ?
5. Quel est le rôle du médecin conseil pendant l’expertise médicale ?
6. Le médecin conseil travaille-t-il avec un avocat ?
7. Faut-il payer le médecin conseil de victimes ?
8. Que faire si le médecin de l’assurance minimise mes séquelles ?
9. Le médecin conseil intervient-il aussi devant la CCI ou le tribunal ?
10. Où trouver un médecin conseil compétent ?
Questions concernant choisir son médecin conseil de victimes
Essentiel à retenir sur choisir son médecin conseil de victimes
Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France
1. Choisir un médecin conseil indépendant et formé à la défense des victimes.
Choisir un médecin conseil de victimes est important en vue de l'expertise médicale. Il doit être indépendant des compagnies d’assurance. Il agit exclusivement dans l’intérêt de la personne lésée. Il est indispensable de choisir un médecin conseil de victimes diplômé en réparation du dommage corporel.
2. Comprendre le rôle du médecin conseil.
Le médecin conseil assiste la victime à chaque étape médicale de la procédure d’indemnisation. Il analyse le dossier, prépare la victime à l’expertise, rédige un rapport argumenté, conteste si besoin les conclusions adverses, et défend les droits de la victime pendant l'expertise. Sa présence lors de l’expertise contradictoire permet d’équilibrer le débat médical.
3. Vérifier les honoraires et établir une convention écrite.
Les honoraires sont libres mais doivent faire l’objet d’un devis ou d’une convention préalable. Certains médecins pratiquent un forfait, d’autres une tarification à l’acte ou à l’heure. Il est essentiel de demander une estimation écrite couvrant l’analyse du dossier, la présence à l’expertise, la rédaction du rapport et les éventuels déplacements.
4. Trouver un médecin conseil via des listes fiables.
On peut obtenir une liste de médecins conseils de victimes auprès d’associations, d'avocats ou via les ordres professionnels. Il convient de vérifier que le praticien ne travaille pas aussi pour les assureurs, ce qui poserait un problème de conflit d’intérêts.
5. Associer l’intervention d’un avocat en dommage corporel.
L’avocat en dommage corporel doit oeuvrer de concert avec le médecin conseil. Il conseille sur le choix du médecin, pilote la procédure indemnitaire (amiable ou judiciaire), procède au chiffrage du préjudice, négocie l'offre d'indemnisation. Une bonne coordination médecin-avocat optimise la reconnaissance des droits de la victime.
Question 1 Comment choisir un médecin conseil de victimes suite à un accident de moto non responsable ?
Victime d’un accident de la circulation à moto dont je ne suis pas responsable, j’ai subi une amputation de la jambe droite sous le genou. Après une longue hospitalisation et des mois de soins, j’attends encore l’expertise de consolidation. Les assurances (la mienne et celle du responsable) multiplient les reports, y compris au tribunal. Une expertise amiable est fixée prochainement. J’ai le sentiment que les assurances agissent de concert. Je souhaite donc me faire accompagner par un médecin conseil indépendant. Comment procéder pour choisir un médecin conseil de victimes compétent ?
Réponse d’un avocat.
Vous avez raison de vouloir vous faire assister. Le médecin conseil de victimes est en effet un allié essentiel lors de l’expertise médicale. Contrairement au médecin expert d’assurance, il défend exclusivement vos intérêts.
D’abord, choisissez un médecin indépendant, habitué à représenter des victimes et non affilié aux compagnies d’assurance. Vérifiez son expérience en dommage corporel grave et en expertise contradictoire. Les associations de victimes ou les avocats spécialiste du dommage corporel disposent souvent de listes fiables.
Ensuite, exigez un devis écrit. Les honoraires varient selon la complexité du dossier, la participation à l’expertise et la rédaction de rapports. Il est important d’établir une convention d’honoraires claire. Et cela, afin de savoir précisément combien coûte un médecin expert de victimes avant de s’engager.
Idéalement, l’action du médecin conseil et de l’avocat doivent se coordonner. Ensemble, ils assureront ainsi une défense cohérente de vos droits, sur le plan médical et juridique.
Je vous recommande de ne pas attendre la date de l’expertise pour le solliciter. Un travail préparatoire en amont est indispensable. Son rôle est également de vous aider à la rédaction de la lettre de doléances par exemple et vous dispenser tous les conseils nécessaires à ce moment d’expertise.
Remarques de l'Association concernant choisir son médecin conseil de victimes
Pour choisir le médecin conseil de victimes, il est préférable de s'en remettre aux bons soins d'un avocat spécialiste de la défense des victimes d'accidents corporels. Aussi, dès le début de la procédure d'indemnisation, nous conseillons de prendre contact afin de bien se préparer à l'expertise médicale lorsqu'il y aura consolidation de l'état de santé.
⚖️ Expertise médicale — Choisir son médecin conseil
Le médecin conseil de victimes doit être **totalement indépendant** des compagnies d’assurance. Son rôle est d’assurer la **défense médicale** de la victime lors de l’expertise.
Il maîtrise les barèmes médicaux, les méthodes d’évaluation des séquelles et les postes indemnisables. Il identifie les oublis ou incohérences du rapport d’expertise adverse.
Il intervient activement : reformule vos plaintes, souligne les anomalies, conteste les conclusions et veille au respect du contradictoire.
Un bon médecin conseil peut modifier l’orientation de l’expertise : meilleure AIPP, aide humaine revalorisée, reconnaissance des douleurs chroniques… donc une indemnisation bien plus juste.

