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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
❓ Questions fréquentes – Traumatisme crânien et indemnisation
Essentiel à retenir sur le traumatisme crânien
Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France
1. Causes du traumatisme crânien.
Les traumatismes crâniens sont généralement causés par des chocs violents à la tête, résultant d'accidents de la route (collisions, chutes) ou d'accidents de la vie courante (chutes domestiques, accidents sportifs). Les impacts directs ou les secousses violentes peuvent provoquer des lésions cérébrales irréversibles.
2. Conséquences médicales.
Les conséquences varient de légères commotions cérébrales à des lésions cérébrales graves. Elles peuvent inclure des troubles cognitifs, des pertes de mémoire, des problèmes de concentration, des changements de personnalité, des troubles moteurs ou des séquelles durables comme des handicaps moteurs ou mentaux
3. Evaluation et diagnostic.
Le diagnostic implique des examens cliniques et des imageries médicales comme les scanners ou IRM pour évaluer la gravité des lésions. Une surveillance étroite est souvent nécessaire pour détecter des complications comme des hémorragies internes ou des œdèmes cérébraux.
4. Indemnisation des Préjudices.
Accident de la Route : Les victimes d'accidents de la route peuvent obtenir une indemnisation via la responsabilité civile de l'auteur de l'accident ou par l'intermédiaire d'une Garantie corporelle du conducteur.
Accident de la Vie : Pour les accidents de la vie , l'indemnisation se fait soit par la voie de la responsabilité civile d'un tiers ou par un Garantie accident de la vie.
5. Procédure d'indemnisation.
Dans les deux cas, il est crucial de conserver tous les documents médicaux et de faire une déclaration précise des faits aux assurances. Le recours à un avocat spécialisé peut faciliter le processus de réclamation et s'assurer que toutes les formes de préjudice sont correctement évaluées et indemnisées
Question 1 Demande conseils pour un traumatisme crânien suite à un accident de la route
J’ai subi un traumatisme crânien suite à un accident de la route. J’étais arrêté à un stop en scooter. Un véhicule est venu me percuter violement par l’arrière. Il a reconnu les faits. J’ai entamé une procédure en réparation du préjudice que j’ai subis. Traumatisme crânien, deux opération du dos, séquelles post traumatiques, licencié de mon emploi, j’ai tout perdu. J’ai touché très peu de provisions, insuffisantes en tous cas. L’expertise aurait du avoir lieu mais je n’ai toujours pas eu de convocation des experts. Je n’ai pas d’avocat pour me représenter. Que me conseillez-vous ?
Réponse d’un avocat.
Vous faites face à une situation difficile suite à un traumatisme crânien causé par un accident de la route. Voici quelques conseils pour gérer votre situation actuelle :
- Prise en Charge du Handicap Moteur : Suite à un traumatisme crânien, les séquelles peuvent inclure des handicaps moteurs. Vous devez obtenir une prise en charge médicale adaptée, incluant des traitements de réhabilitation et des thérapies physiques. Cela peut aider à améliorer votre mobilité et réduire les douleurs.
- Indemnisation : Votre situation requiert une indemnisation complète pour couvrir les frais médicaux, les pertes de revenus et les préjudices personnels et patrimoniaux. L’assurance n’a versé qu’une provision insuffisante jusqu’à présent. Vous devez insister pour obtenir une évaluation précise des préjudices et une indemnité provisionnelle plus conséquente en attendant la consolidation.
- Expertise Médicale : Le retard dans la réalisation de l’expertise médicale est problématique. Vous devriez contacter un avocat ou pour avoir une assistance afin de faire avancer la situation. Cette expertise médicale sera cruciale pour déterminer la date de consolidation qui permettra ensuite l’indemnisation définitive.
- Représentation Juridique : Vous devez trouver un avocat spécialisé en dommages corporels. Et particulièrement un avocat qui s’y connait dans le traumatisme crânien et le andicap moteur. Il saura vous orienter vers les professionnels nécessaires à votre situation. Médecin conseil, ergothérapeut etc.
- Actions à Entreprendre : La rédaction de vos doléances sera un point important lors de l’expertise médicale. Pensez à mettre par écrit les points essentiels concernant les difficultés que vous rencontrez au quotidien du fait de votre handicap.
Vous devez continuer à chercher des ressources et des professionnels prêts à vous aider dans cette épreuve. Votre situation est complexe, mais avec le bon soutien juridique et médical, vous pouvez avancer vers une résolution favorable.
Voir sur le site principal AIVF trauma crânien
⚖️ Jurisprudence — Traumatisme crânien et certificat médical initial
En matière de traumatisme crânien, la réparation exige la preuve d’un dommage initial objectivé dès les premières constatations médicales. Le certificat médical initial (CMI) permet de dater les lésions cérébrales, les troubles de conscience, les céphalées ou toute manifestation neuropsychologique rattachée à l’accident.
Les juridictions rappellent que le CMI a une valeur probante limitée aux constatations médicales objectives : examen neurologique, scanner, troubles cognitifs observés. Il ne confirme pas, à lui seul, les causes alléguées ni les appréciations subjectives.
L’ITT pénale inscrite dans le CMI ou l’UMJ ne lie pas la CIVI. En cas de traumatisme crânien, la CIVI apprécie de manière indépendante l’incapacité totale de travail personnel, en tenant compte des examens neurologiques, des troubles cognitifs et des séquelles post-commotionnelles.
Le juge conserve une appréciation souveraine des pièces médicales. Il peut s’écarter du CMI lorsqu’il apparaît incomplet, notamment en cas de symptômes neurocognitifs retardés, fréquents dans les traumatismes crâniens légers ou modérés.
Le CMI doit distinguer clairement les constatations cliniques objectives (score de Glasgow, perte de connaissance, confusion, anomalies à l’imagerie) des déclarations de la victime. Les mentions d’ITT relèvent d’une appréciation médicale et ne préjugent pas de l’indemnisation finale.

