Accident corporel par un tiers

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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❓ FAQ — Accident corporel causé par un tiers

1. Qu’est-ce qu’un accident corporel causé par un tiers ?
Il s’agit d’un accident où une personne subit des blessures à cause d’un autre individu, volontairement ou non. Cela peut concerner un accident de la route, un accident domestique, une agression ou une faute professionnelle.
2. Qui indemnise la victime d’un accident causé par un tiers ?
L’indemnisation dépend du contexte. En général, c’est l’assureur du responsable qui indemnise. Si le responsable n’est pas assuré ou inconnu, le Fonds de garantie (FGAO) peut intervenir.
3. Comment prouver la responsabilité du tiers ?
Il faut réunir des éléments concrets : témoignages, photos, rapport de police, constat ou certificat médical initial. Ces preuves permettent de démontrer que les blessures résultent bien des actes du tiers.
4. Quels préjudices peuvent être indemnisés ?
Les préjudices indemnisables sont multiples : physiques (douleur, séquelles), moraux (angoisse, choc psychologique), et économiques (perte de revenus, frais médicaux). Un médecin expert évalue ces postes de préjudice.
5. Quelle procédure suivre pour être indemnisé ?
La victime doit adresser une déclaration de sinistre à l’assureur du responsable ou saisir le FGAO si le responsable est inconnu. Il est conseillé de consulter un avocat dommage corporel pour constituer un dossier complet.
6. Le recours à un avocat est-il nécessaire ?
Oui, car un avocat dommage corporel défend vos droits, vérifie les offres d’indemnisation et agit face à l’assureur. Le réseau AIVF met à disposition des victimes des avocats compétents en réparation du dommage corporel.
7. Que faire si le tiers n’est pas assuré ou prend la fuite ?
Dans ce cas, la victime peut saisir le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO). Ce dispositif indemnise les victimes d’accidents corporels causés par un auteur non assuré ou inconnu.
8. Quels documents fournir pour une indemnisation ?
Il faut transmettre : certificats médicaux, arrêts de travail, factures, photos, témoignages, et tout document prouvant les conséquences de l’accident sur votre santé et vos revenus.
9. Quels sont les délais pour agir ?
En principe, la victime dispose de 10 ans à compter de la consolidation de son état pour agir. Toutefois, il est conseillé de déclarer l’accident dès que possible afin de préserver les preuves et les droits.
10. Peut-on obtenir une provision avant la fin du dossier ?
Oui. Une provision peut être demandée à l’assureur ou au tribunal pour couvrir les frais urgents (soins, perte de revenus) en attendant le règlement final de l’indemnisation.
Article et FAQ rédigés par l’AIVF, association reconnue par la Sécurité routière.

Questions concernant l’accident corporel par un tiers

Essentiel à retenir sur l'accident corporel par un tiers

1.Accident corporel par un tiers.
L'accident corporel par un tiers donne droit à indemnisation à la victime. Lorsqu’une personne est victime d’un accident causé par un tiers (ex. accident de la route, accident de la vie impliquant un responsable), elle peut prétendre à la réparation de ses préjudices.

2.Accident de la route.
En cas d’accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur, l’indemnisation relève de la loi Badinter (1985). Celle-ci protège les victimes en leur garantissant une réparation intégrale, sauf faute exclusive de leur part.

3.Accident de la vie.
En cas d'accident corporel seul (chute, brûlure, intoxication, etc.) survient sans responsable, l’indemnisation sera possible uniquement via un contrat Garantie Accident de la Vie (GAV) ou d’autres assurances personnelles.

4.Réparation intégrale du préjudice.
Le principe de la réparation intégrale du préjudice est de replacer la victime dans la situation où elle se trouvait avant l’accident. Tous les préjudices (physiques, matériels, moraux, professionnels…) doivent être indemnisés sans plafond ni forfaitisation.

5.Indemnisation en droit commun.
En l’absence de régime spécifique contractuel, l’indemnisation suit le droit commun, c'est-à-dire que la victime doit prouver la faute du tiers et le lien de causalité pour obtenir réparation via une action en responsabilité civile.

Question 1 Indemnisation d’un accident corporel par un tiers sur un passage piéton

Il y a deux ans, j’ai été victime d’un accident corporel causé par un tiers. C’était un accident de la route alors que je traversais sur un passage piéton. J’ai passé cinq jours en soins intensifs et deux mois à l’hôpital. Pendant 45 jours, je n’ai pas pu marcher. J’ai eu plusieurs fractures : bimalléolaire opérée (cheville), rotule non déplacée, branche ilio-ischio-pubienne et sinus maxillaires. Mon corps était couvert d’hématomes. J’ai aussi perdu le goût et l’odorat. Je ne peux plus faire de sport, de danse ni de ski. L’auteur de l’accident a une assurance dans la même compagnie que moi. Comment fonctionne l’indemnisation dans le cas d’un accident corporel par un tiers ?

Réponse d’un avocat.

L’indemnisation dans votre cas repose sur la loi Badinter, qui protège les victimes d’accidents de la route. Étant piéton, vous êtes éligible à une réparation intégrale et automatique nonobstant une faute de votre part.

Votre assurance et celle du conducteur étant les mêmes en change pas grand-chose.En effet, dans tous les cas, la compagnie doit vous indemniser en tant que victime. Elle ne peut pas limiter vos droits. Un médecin expert devra évaluer vos séquelles. Ensuite, l’assureur formulera une proposition d’indemnisation qui reprendra les postes de préjudice selon la Nomenclature Dintilhac.

Attention, l’offre peut être insuffisante. Vous avez le droit de la contester et également demander une expertise contradictoire. Un avocat de victimes peut vous aider à obtenir une indemnisation juste, couvrant tous vos préjudices (physiques, économiques, moraux, pertes de plaisir de vie, etc.).

Enfin, en cas d’offre insuffisante, vous pouvez saisir la justice pour obtenir une réparation complète de votre préjudice.

Remarques de l'Association concernant l'accident corporel par un tiers

L'indemnisation d'un accident corporel par un tiers prévoit une réparation intégrale du préjudice. C'est-à-dire que l'ensemble des préjudices fera l'objet d'une indemnisation complète. Le moment charnière est le moment du calcul de l'indemnisation finale, soit après la consolidation. Ainsi, il est prudent de bien préparer l'expertise médicale avec un médecin conseil de victimes ainsi qu'un avocat.

⚖️ Jurisprudence — Accident corporel par un tiers

Lien de causalité
Cass. civ. 2e, 6 avr. 2023, n° 21-23.451
Cour de cassation, 2e chambre civile

La victime doit établir que ses lésions sont directement imputables au fait du tiers. Le certificat médical initial constitue une preuve essentielle pour démontrer l’existence d’un dommage corporel au moment des faits.

Évaluation médicale
CA Lyon, 12 févr. 2024, RG 20/05871
Juridiction du fond

Les juges retiennent que seuls les constats médicaux objectifs permettent d’imputer les lésions au tiers, les déclarations hypothétiques ne pouvant fonder la responsabilité civile.

Indemnisation
Cass. civ. 2e, 19 janv. 2022, n° 20-18.560
Cour de cassation

L’indemnisation peut relever soit de la responsabilité civile du tiers fautif, soit de la CIVI lorsque les conditions sont réunies. Le juge statue au regard de l’entier dossier médical.

Pouvoir du juge
CA Toulouse, 7 sept. 2023, RG 19/03412
Juridiction du fond

Le juge apprécie souverainement la valeur des certificats médicaux, comptes rendus et expertises, et peut retenir ou écarter certains éléments au regard des contradictions constatées.

Règles de rédaction
HAS & CE — Recommandations
Haute Autorité de Santé / Conseil d’État

Le certificat doit distinguer les constatations cliniques des déclarations de la victime. Les mentions d’incapacité constituent des avis médicaux, sans valeur juridique contraignante.

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