Accident de la route à l’étranger : droits et indemnisation

Pour toutes vos questions l’Association AIVF est là pour vous répondre du Lundi au Vendredi de 9h00 à 18h00


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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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NB : ce service est également proposé, pour les victimes qui le souhaitent, en Visio Conférence

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❓ Questions fréquentes – Accident de la route à l’étranger

🔹 Que faire immédiatement après un accident de la route à l’étranger ?
Il faut contacter les secours sur place et déposer une plainte auprès des autorités locales. Prenez des photos de l’accident, conservez les documents médicaux, les constats ou procès-verbaux. Ces éléments seront essentiels pour faire valoir vos droits à indemnisation.
🔹 Peut-on obtenir une indemnisation en France après un accident survenu à l’étranger ?
Oui. Si vous êtes résident français, vous pouvez engager une procédure d’indemnisation en France, notamment si le responsable est assuré dans un pays de l’Union européenne. Un avocat vous aidera à déterminer le droit applicable et les recours disponibles. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes.
🔹 Quelles assurances peuvent intervenir après un accident de la route à l’étranger ?
Plusieurs assurances : assurance auto (responsabilité civile ou tous risques), Garantie du conducteur, assurance voyage, carte bancaire, ou encore la Sécurité sociale. Vérifiez les garanties avant tout déplacement à l’étranger. En cas de doute, un avocat peut analyser votre situation. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes.
🔹 Quels sont les délais pour engager une procédure d’indemnisation ?
Les délais varient selon le pays et le type de procédure (civile, pénale ou assurantielle). En général, il est prudent d’agir dans les 3 ans suivant l’accident. Une intervention rapide permet de préserver les preuves et d’éviter la prescription. L’AIVF peut vous orienter vers un avocat compétent.
🔹 Ai-je besoin d’un avocat pour être indemnisé correctement après un accident à l’étranger ?
Oui, cela est fortement recommandé. Les règles varient selon le pays, et les assurances peuvent chercher à minimiser les indemnisations. Un avocat en dommage corporel vous aidera à défendre vos droits. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes.

Questions concernant l’accident de la route à l’étranger

Essentiel à retenir sur l'accident de la route à l'étranger

Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France


1.Couverture d'assurance :
Avant de partir à l'étranger, il est important de vérifier que votre assurance auto inclut une "carte verte" qui permet de bénéficier d'une indemnisation en zone européenne. Certaines polices incluent une couverture internationale, tandis que d'autres nécessitent une extension.

2.Accidents dans l'UE/EEE :
Si l'accident se produit dans un pays de l'Union Européenne ou de l'Espace Économique Européen, la victime peut être indemnisée selon les règles du pays où l'accident a eu lieu. Les démarches se font en contactant le représentant de l'assureur en France. Rappelons que 48 pays adhèrent au système de la carte verte

3.Accidents hors UE/EEE :
Pour les accidents survenus hors de l'UE/EEE, l'indemnisation dépend des accords bilatéraux entre la France et le pays concerné. Il est souvent nécessaire de faire appel à l'assureur local du responsable de l'accident.

4.Démarches à suivre :
Après un accident à l'étranger, il est essentiel de recueillir tous les documents nécessaires (constat, rapport de police, coordonnées des témoins) et de les transmettre à votre assureur dès que possible. En cas de non-réponse ou impossibilité d'obtenir une indemnisation suite à un accident à l'étranger, il est possible sous certaines conditions de saisir le FGAO, Fonds de Garantie des victimes. Ou encore, une indemnisation par une Garantie corporelle du conducteur.

5.Rôle des conventions internationales :
Certaines conventions internationales, comme la convention de La Haye, facilitent la reconnaissance des décisions de justice et l'indemnisation des victimes d'accidents de la route à l'étranger.

Voir accident à l’étranger sur site principal

Question 1 Décès de mon mari d’un accident de la route à l’étranger

Mon époux est décédé dans un accident de la route à l’étranger. L’assurance propose une indemnisation corporelle de 18 000 € pour moi et de 23 000 € pour chacun de nos deux enfants. Elle prévoit également une indemnisation pour la perte de revenus, encore en cours de calcul en attente des réponses de la Sécurité sociale et de la mutuelle. Une indemnisation pour le préjudice matériel de la voiture est aussi envisagée. Ce montant proposé est-il juste ?

Réponse d’un avocat :

Il est essentiel de vérifier si les montants proposés couvrent l’ensemble des préjudices (moraux, économiques, etc.).

  1. Évaluer les préjudices des ayants droit : Les montants d’indemnisation doivent refléter le préjudice moral ou préjudice d’affection liés au décès, en tenant compte de votre lien avec la victime (époux, enfants). Consultez un barème indicatif ou demandez une expertise complémentaire.
  2. Vérifier la perte de revenus : L’indemnisation du préjudice économique concerne la perte de revenus et doit compenser intégralement le manque à gagner. Elle inclut les revenus que votre époux aurait perçus, déduction faite des prestations de la Sécurité sociale et de la mutuelle. Ainsi que sa part de consommation s’il était en vie.
  3. Frais d’obsèques, frais divers des proches : Enfin, l’assurance doit également vous indemniser pour les frais d’obsèques et de sépulture. De même, les frais divers tels les frais de déplacement, de restauration etc.

Nous vous conseillons de consulter un avocat en accident de la route. En effet, il pourra négocier avec l’assurance pour obtenir un montant conforme à vos droits au plus près de la situation que vous rencontrez.

Remarques de l'Association concernant l'accident de la route à l'étranger

Dans le cas d'un accident de la route à l'étranger, si le conducteur est français dans un véhicule français, il est plus simple de prendre contact avec un avocat directement. Et tout particulièrement si l'accident est grave ou génère des séquelles importantes.

Voir sur le site principal AIVF Accident à l’étranger

⚖️ Jurisprudence — Accident de la route à l’étranger

Loi applicable
Cass. civ. 1re, 7 juin 2023, n° 21-20.723
Cour de cassation, 1re chambre civile

En cas d’accident à l’étranger, la loi applicable à la responsabilité est en principe celle du lieu de l’accident (Règlement Rome II), sauf situation présentant un lien manifestement plus étroit avec un autre pays.

Compétence du juge français
CJUE, 10 déc. 2020, aff. C-774/19
Cour de justice de l’Union européenne

La victime domiciliée en France peut agir devant les juridictions françaises contre l’assureur établi dans un autre État membre, lorsque le litige concerne un accident survenu dans l’Union européenne.

Carte verte & action directe
Cass. civ. 2e, 6 avr. 2017, n° 16-12.446
Cour de cassation, 2e chambre civile

En présence d’un véhicule assuré à l’étranger, la victime peut exercer une action directe contre l’assureur étranger, représenté en France par un correspondant carte verte.

FGAO
Cass. civ. 2e, 14 sept. 2017, n° 16-20.052
Cour de cassation, 2e chambre civile

Si le conducteur responsable est non assuré ou non identifié à l’étranger, le FGAO peut intervenir, sous conditions, pour indemniser la victime domiciliée en France.

Preuves médicales étrangères
CA Paris, 12 mai 2021, RG 19/07642
Juridictions du fond

Les certificats et rapports médicaux établis à l’étranger ont valeur probante en France s’ils reposent sur des constatations objectives. Le juge peut ordonner une expertise complémentaire en cas d’incertitude.

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