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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
Questions concernant l’accident voiture vélo en tort
Essentiel à retenir sur l'accident voiture vélo en tort
1.Responsabilité automatique du conducteur (Loi Badinter).
Lors d'un accident entre une voiture et un vélo en tort, la loi Badinter du 5 juillet 1985 s’applique. Elle intervient dès qu'un véhicule terrestre à moteur est impliqué. Ainsi, même si le cycliste a commis une faute, il bénéficie d’un droit à indemnisation automatique, sauf s’il a volontairement provoqué l’accident ou s’il a commis une faute inexcusable.
2.Le cycliste est un usager vulnérable.
Dans un accident entre une voiture et un vélo en tort, le cycliste est considéré comme un usager vulnérable, au même titre que les piétons. Cela signifie qu’il bénéficie d’une protection renforcée et que sa responsabilité est rarement retenue. L’assureur du conducteur devra donc indemniser le cycliste, sauf cas très exceptionnels.
3.Droit à réparation intégrale du préjudice.
Le cycliste a droit à une réparation intégrale de tous ses préjudices : corporels, matériels, économiques, moraux. Cela comprend notamment les dépenses de santé, les frais divers, les pertes de revenus, le préjudice esthétique, les souffrances endurées, l’incidence professionnelle etc. Aucune franchise ne s’applique.
4.Rôle clé de l’expertise médicale.
Une expertise médicale est souvent nécessaire pour évaluer les séquelles physiques et psychologiques du cycliste. Elle permet de chiffrer le préjudice corporel (souffrances, incapacité, séquelles permanentes, AIPP). Il est vivement conseillé de se faire assister par un médecin de victime pour garantir une évaluation juste.
5.Importance d’un avocat en droit du dommage corporel.
L’aide d’un avocat de victimes est essentielle pour faire valoir les droits lors d'un accident de vélo, refuser une offre insuffisante, et obtenir une indemnisation juste. Il peut aider à choisir un médecin conseil et aussi saisir le juge si nécessaire.
Question 1 Indemnisation du préjudice suite à un accident voiture vélo en tort
Je circulais à vélo sur une route embouteillée. Les voitures étaient à l’arrêt. J’ai voulu traverser pour rejoindre la piste cyclable de l’autre côté. A ce moment-là, j’ai traversé entre deux véhicules à l’arrêt en vérifiant qu’aucune voiture n’arrivait. Et je n’ai pas remarqué la voiture qui roulait et me renverse. J’ai été projetée sur le pare-brise, puis au sol. Je n’ai pas emprunté le passage piéton situé à 20 mètres.
J’ai 78 ans. Je souffre d’une fracture de la colonne vertébrale, d’une fracture du genou et de nombreux hématomes. Je suis toujours en soins. L’assureur m’a versé une provision, mais me demande maintenant de transmettre un certificat de consolidation, alors que je ne suis pas guérie. Dois-je le remplir ? Dois-je porter plainte ? Une indemnisation est-elle possible dans le cas d’un accident de voiture avec un vélo en tort ?
Réponse d’un avocat.
Vous avez été victime d’un accident de voiture contre vélo, en tant qu’usager vulnérable. La loi Badinter s’applique ici. Elle impose l’indemnisation des cyclistes, même s’ils ont commis une imprudence (comme ne pas emprunter un passage piéton).
1. Le cycliste est toujours protégé
En tant que cycliste, vous bénéficiez donc d’une protection renforcée, surtout à votre âge. En effet, la loi Badinter protège également les personnes de plus de 76 ans. L’assureur de la voiture devra vous indemniser, sauf si vous avez volontairement provoqué l’accident — ce qui n’est pas le cas ici.
2. Ne signez pas le formulaire de consolidation trop tôt
La consolidation signifie que votre état est stable, même si vous gardez des séquelles. Tant que vous êtes en soins actifs, ne signez rien. Demandez l’avis de votre médecin traitant ou d’un médecin expert de recours.
3. Portez plainte n’est pas indispensable
Porter plainte n’a pas d’intérêt particulier si l’automobiliste est assuré.En effet, pour l’indemnisation, cela n’est pas obligatoire. L’assurance vous indemnisera sans décision de justice, dans le cadre d’un recours amiable ou judiciaire en droit civil.
5. Vous avez droit à une indemnisation intégrale
L’indemnisation de votre préjudice nécessitera une expertise médicale qui évaluera le dommage qui est le vôtre. Je vous conseille de choisir un avocat qui pourra également vous orienter vers un médecin conseil. L’expertise de consolidation est la plus importante.C’est sur la base du rapport d’expertise au terme de l’examen qu’aura lieu le calcul de l’indemnisation finale.
Le tout est de ne pas précipiter la procédure et de vous entourer de professionnels pour défendre vos droits.
Question 2 Comment obtenir réparation en cas d’un accident entre une voiture et un vélo en tort ?
Je suis victime d’un accident de vélo mettant en cause une voiture. Le conducteur du véhicule dit que je suis en tort. Mon processus d’indemnisation semble en effet bloqué malgré l’intervention d’un cabinet d’experts d’assuré. L’assurance adverse ne répond pas à nos sollicitations. Puis-je engager un avocat pour faire avancer mon dossier plus efficacement selon la Loi Badinter ? Et comment se passe l’indemnisation d’un accident entre voiture et vélo en tort, si toutefois on retient que j’ai commis une faute ?
Réponse d’un avocat membre bénévole de l’AIVF.
En effet, vous pouvez envisager l’intervention d’un avocat pour l’indemnisation de l’accident de voiture vélo en tort ou non. Du reste, en matière d’accident entre un vélo et une voiture, la Loi Badinter protège les victimes non conductrices d’un véhicule terrestre à moteur. Or, le cycliste est assimilé à un piéton au sens de ce texte. Ainsi, sauf faute inexcusable grave et cause exclusive de l’accident, votre droit à indemnisation demeure. L’absence de réponse de l’assureur adverse n’est pas normale. Un avocat peut le mettre en demeure, exiger l’application des délais légaux, solliciter une provision et, si nécessaire, saisir le tribunal judiciaire en référé pour débloquer la situation.
Ensuite, même si une faute vous est reprochée, cela ne signifie pas une absence d’indemnisation. En pratique, la simple imprudence du cycliste n’exclut pas son droit à réparation. Seule une faute inexcusable d’une exceptionnelle gravité peut limiter ou exclure l’indemnisation. En conséquence, l’analyse des circonstances est déterminante. Un avocat étudiera le procès-verbal, les témoignages et les expertises. Il sécurisera enfin l’évaluation de vos préjudices corporels pour obtenir une indemnisation complète et conforme à la loi.
Remarques de l'Association concernant l'accident voiture vélo en tort
L'indemnisation concernant l'accident de voiture avec un vélo en tort est de plein droit pour le cycliste en cas de séquelles. En effet, sauf cas exceptionnel, le cycliste bénéficie de la protection de la loi Badinter favorable aux usagers vulnérables (passager, piéton etc.). Ainsi, en présence de dommage corporel grave, il est préférable de consulter un avocat dès le début de la procédure pour garantir la meilleure indemnisation possible.
🚗🚲⚖️ Jurisprudence – Accident entre une voiture et un vélo en tort
Lorsqu’un accident implique un véhicule terrestre à moteur et un vélo, la loi du 5 juillet 1985 (loi Badinter) s’applique. Même si le cycliste a commis une faute de circulation, il demeure en principe indemnisé de ses préjudices corporels. Seule une faute inexcusable, cause exclusive de l’accident, peut limiter ou exclure son indemnisation, hypothèse strictement appréciée par les juridictions. Le principe de réparation intégrale du dommage corporel reste la règle.

