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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
❓ FAQ — Commotion cérébrale après un accident corporel
1. Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale après un accident corporel ?
2. Quels sont les premiers signes d’une commotion cérébrale ?
3. Comment diagnostiquer une commotion cérébrale après un accident ?
4. Quelles sont les séquelles possibles d’une commotion cérébrale ?
5. Quelle indemnisation pour une commotion cérébrale après un accident ?
6. Faut-il une expertise médicale pour être indemnisé ?
7. Ai-je besoin d’un avocat pour une indemnisation après commotion cérébrale ?
8. Quels documents conserver pour le dossier d’indemnisation ?
9. Combien de temps faut-il pour guérir d’une commotion cérébrale ?
10. Puis-je obtenir une provision avant la fin de la procédure ?
Questions concernant la commotion cérébrale après un accident
Essentiel à retenir sur la commotion cérébrale après un accident
1.Définition.
La commotion cérébrale après un accident est un traumatisme crânien léger causé par un choc direct ou indirect à la tête. Elle entraîne un dysfonctionnement temporaire du cerveau, sans lésion visible à l’imagerie médicale. Un traumatisme plus grave peut entraîner des lésions cérébrales visibles (contusion, hémorragie) et des séquelles neurologiques permanentes, voire un grand handicap.
2.Symptômes et séquelles.
Elle peut provoquer perte de connaissance brève, maux de tête, troubles de la mémoire, de la concentration, nausées, vertiges ou troubles du sommeil. Dans certains cas, les troubles persistent plusieurs semaines ou mois (syndrome post-commotionnel).
3.Conséquences sur la vie quotidienne.
Les séquelles cognitives, émotionnelles ou physiques peuvent perturber fortement la vie personnelle, sociale et professionnelle. En cas de handicap durable, un accompagnement médico-social est souvent nécessaire.
4.Expertise médicale.
La commotion cérébrale après un accident nécessite une expertise médicale afin d'évaluer les séquelles et les préjudices. Selon les cas, le temps de la consolidation peut se prolonger. En effet, la commotion cérébrale peut induire des suites non visibles, c'est souvent l'entourage de la victime qui se rend compte des manifestations en sourdines des conséquences du traumatisme.
5.Indemnisation du préjudice.
La victime peut obtenir une indemnisation si la responsabilité d’un tiers est engagée (accident de la route, agression, chute). Les préjudices indemnisables incluent les souffrances endurées, le déficit fonctionnel permanent DFP, les pertes de revenus PGPA, les frais médicaux et d’assistance, et les incidences sur la vie courante.
Question 1 Indemnisation d’une commotion cérébrale après un accident de la circulation
Une voiture nous a renversés ma soeur et moi alors que nous traversions sur un passage piéton. Ma sœur a une commotion cérébrale avec hémorragie méningée et perte de connaissance. Elle souffre de troubles de la mémoire, du langage, de l’odorat, d’une grande fatigue, de vertiges et de douleurs dorsales.
Pour ma part, j’ai le poignet droit fracturé. J’ai subi trois opérations et porte trois broches. Je suis droitière.
Nous n’avons pas pu nous rendre à la convocation de la police. J’ai fait une déposition écrite. À ce jour, notre assurance ne nous a donné que peu d’informations.
Nous sommes en effet lasses, en colère, et nous avons peur de rater des démarches importantes.
Comment se déroule l’indemnisation après une commotion cérébrale dans un accident de la circulation ?
Réponse d’un avocat.
Vous êtes victimes d’un accident de la route en tant que piétonnes. Le droit vous protège. La loi Badinter protège les usagers vulnérables tels les piétons. Ainsi, votre soeur et vous-même avez droit à l’indemnisation totale de votre préjudice.
Première étape : la reconnaissance des blessures.
Il faut constituer un dossier médical complet. Rassemblez les certificats, comptes rendus opératoires, examens neurologiques et bilans fonctionnels.
Deuxième étape : l’expertise médicale.
Une expertise permet d’évaluer vos préjudices. Elle peut être amiable ou judiciaire. Le plus simple est l’expertise amiable qui peut être contradictoire, c’est-à-dire de mettre en présence deux médecins. Le médecin expert d’assurance et le médecin conseil de votre choix. Cette étape est cruciale, surtout pour les séquelles invisibles comme les troubles cognitifs.
Troisième étape : l’évaluation des préjudices.
L’indemnisation doit en effet couvrir l’ensemble des postes de préjudices. Les préjudices temporaires avant la fixation de la date de consolidation. Ensuite, les préjudices permanents, patrimoniaux et extra-patrimoniaux.
Quatrième étape : la négociation ou la procédure.
L’assurance doit faire une offre d’indemnisation pour laquelle il n’y a aucune obligation d’en accepter le montant. si vous avez la chance de vosu faire assister par un avocaat, cette étape devrait bien se dérouler. En effet, il n’y a plus qu’à s’en remettre à sa compétence et son talent pour négocier l’offre dans sa totalité.
Remarques de l'Association concernant la commotion cérébrale après un accident
L’indemnisation d’une commotion cérébrale après un accident vise à réparer la totalité du préjudice, visible ou non. Elle nécessite une expertise médicale sérieuse et un accompagnement par un avocat de victimes et un médecin expert de recours pour faire valoir pleinement ses droits.
⚖️ Jurisprudence — Commotion cérébrale après un accident
La commotion cérébrale constitue un traumatisme crânien documenté dès lors que le certificat médical initial décrit une perte de connaissance, des céphalées aiguës ou des troubles cognitifs immédiats. Le CMI permet de dater l’atteinte neurologique et d’établir l’imputabilité au fait accidentel.
Le CMI a pleine valeur pour établir les signes neurologiques initiaux (désorientation, troubles mnésiques, vomissements). Il ne vaut pas preuve d’un syndrome post-commotionnel durable, qui relève d’une expertise médicale contradictoire.
Même si une ITT pénale est mentionnée en urgence après une commotion, elle ne s’impose pas à la CIVI. Le juge examine la gravité réelle du traumatisme et l’évolution neurologique sur pièces.
Le juge peut retenir une commotion cérébrale même si le CMI est succinct, dès lors que les comptes rendus d’imagerie ou l’expertise confirment un traumatisme crânien léger.
Le médecin doit consigner les signes cliniques objectifs (GCS, troubles de conscience), distinguer les dires de la victime et préciser les examens complémentaires réalisés (scanner, observation neurologique).

