Véhicule terrestre à moteur

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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NB : ce service est également proposé, pour les victimes qui le souhaitent, en Visio Conférence

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❓ Questions fréquentes – Véhicule terrestre à moteur

🔹 Qu’est-ce qu’un véhicule terrestre à moteur (VTM) ?
C’est tout engin motorisé destiné à circuler sur le sol, y compris les voitures, motos, scooters, tracteurs, quads, engins de chantier…
🔹 Un accident avec un VTM ouvre-t-il automatiquement droit à indemnisation ?
Oui, si vous êtes une victime non conductrice (piéton, cycliste, passager), vous êtes protégée par la loi Badinter. L’assurance du véhicule impliqué doit vous indemniser, sauf cas de faute inexcusable (cas exceptionnel). Le conducteur victime peut aussi être indemnisé, selon une Garantie du conducteur.
🔹 Que se passe-t-il si le véhicule responsable n’est pas assuré ?
Dans ce cas, c’est le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) qui peut intervenir pour indemniser la victime. La procédure est plus complexe et nécessite souvent l’assistance d’un avocat. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes pour les accompagner efficacement.
🔹 Les trottinettes électriques sont-elles des véhicules terrestres à moteur ?
Oui, dès lors qu’elles sont motorisées et circulent sur la voie publique, elles sont assimilées à des VTM. Elles doivent être assurées en responsabilité civile et peuvent engager la responsabilité de leur conducteur en cas d’accident.
🔹 En tant que conducteur blessé, suis-je automatiquement indemnisé ?
Non. Contrairement aux victimes non conductrices, votre propre responsabilité sera examinée. Si vous avez une garantie « conducteur » dans votre contrat, vous pouvez être indemnisé. Un avocat peut vous aider à faire valoir vos droits. L’AIVF peut vous orienter vers un avocat compétent en droit du dommage corporel.
🔹 Comment contester une offre d’indemnisation après un accident avec un VTM ?
Vous pouvez refuser l’offre si elle vous paraît insuffisante. Il est recommandé de consulter un avocat pour analyser le montant proposé et négocier une indemnisation complète. L’AIVF met à disposition des victimes un réseau d’avocats pour les accompagner dans cette démarche.

Questions concernant le véhicule terrestre à moteur

Essentiel à retenir sur le véhicule terrestre à moteur

Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France


1.Définition du véhicule terrestre à moteur (VTM) :
Un véhicule terrestre à moteur (VTM) est tout engin motorisé destiné à se déplacer sur le sol (voitures, motos, scooters, camions, trottinettes électriques, vélos électriques, bus etc.) et nécessitant un moteur pour fonctionner. Il s’agit des véhicules soumis aux règles de la circulation routière.

2.Accident de la route :
Un accident de la route implique un ou plusieurs véhicules terrestres à moteur. Il peut entraîner des dommages matériels et/ou des préjudices corporels. Les responsabilités de chaque conducteur peuvent être engagées en cas de faute.

3.Préjudice corporel :
En cas d'accident, le préjudice corporel concerne les dommages physiques et psychologiques subis par une victime. Ces dommages peuvent inclure des souffrances physiques, des incapacités permanentes (AIPP) ou temporaires (DFT), ainsi que les conséquences économiques liées à l'incapacité de travailler (incidence professionnelle).

4.Indemnisation du préjudice corporel :
Les victimes d'accidents de la route peuvent obtenir une indemnisation pour les préjudices corporels subis. Cette indemnisation est généralement versée par les assurances des parties impliquées dans l’accident, en fonction de la responsabilité et des dommages constatés.

5.Loi Badinter :
Adoptée en 1985, la loi Badinter facilite l'indemnisation des victimes d'accidents de la route impliquant des véhicules terrestres à moteur. Elle favorise une protection renforcée des victimes, notamment les piétons, cyclistes et passagers, en simplifiant les démarches d’indemnisation et en réduisant les délais. Elle prévoit une réparation intégrale du préjudice.

Question 1 Décès d’un passager d’un véhicule terrestre à moteur

Un proche est décédé à 20 ans dans un accident de la route. Il était passager d’un véhicule terrestre à moteur. Quels sont les recours pour ses parents afin d’obtenir une indemnisation pour financer les obsèques ?

Réponse de l’avocat :
Les parents peuvent demander une indemnisation auprès de l’assurance du véhicule impliqué. La loi Badinter protège les passagers victimes d’accidents de la route, usagers vulnérables. Il faut déclarer l’accident à l’assurance dans les cinq jours et fournir les documents nécessaires (certificat de décès, justificatifs des frais d’obsèques et de sépulture).

Les ayants droit peuvent prétendre à la réparation de leur préjudice (parents, frères et soeurs, grands-parents…).

Le montant d’indemnisation comprend le préjudice d’affection préjudice moral, les frais d’obsèques, funéraires et frais divers des proches.

Question 2 Renversé sur un passage piéton par un véhicule terrestre à moteur type 4×4

J’ai été renversé par un véhicule terrestre à moteur 4×4 sur un passage piéton et j’ai des fractures au niveau des vertèbres lombaires. Mon assurance refuse de prendre en charge, car ma garantie ne couvre pas ce type d’accident. Je souhaite obtenir une indemnisation pour mes préjudices. Dois-je contacter un avocat ou puis-je être accompagné par une association dans cette démarche ?

Réponse de l’avocat :
Vous devez absolument engager une procédure d’indemnisation contre le conducteur du 4×4. En effet, la loi Badinter, en votre qualité de piéton, vous considère comme un usager vulnérable. Votre droit à indemnisation suite à un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur est total.

L’assurance du conducteur du véhicule doit donc donner suite à votre demande. C’est à elle que vous devez vous adresser. Du reste, l’assurance du conducteur fautif aurait dû prendre votre contact en premier. En effet, celle-ci dispose d’un délai de 6 semaines postérieures à l’accident pout vous adresser un questionnaire Badinter. Il n’y a donc pas nécessité de faire intervenir votre propre assurance ne couvre pas ce cas.. Un avocat accident de la route peut vous accompagner pour évaluer vos préjudices et préparer un dossier solide. Par la suite, l’indemnisation définitive de votre préjudice aura lieu une fois la consolidation effective et après une expertise médicale.

Remarques de l'Association concernant le véhicule terrestre à moteur

Un accident de la route impliquant un véhicule terrestre à moteur ouvre droit à indemnisation des victimes en l'absence d'une faute de nature à réduire ou exclure un droit à indemnisation. La loi Badinter permet la réparation intégrale du préjudice des victimes et offrent une protection particulière aux usagers vilnérables. 
En présence de séquelles, le conseil de l'association est de se rapprocher d'un avocat compétent en dommages corporels afin d'obtenir la meillure indemnisation possible.

Voir sur le site principal AIVF Véhicule terrestre à moteur

⚖️ Jurisprudence — Véhicule terrestre à moteur

Définition
Cass. civ. 2e, 18 mai 2017, n° 16-16.397
Cour de cassation, 2e chambre civile

Un véhicule terrestre à moteur (VTM) est tout engin circulant au sol, guidé ou non, et doté d’un moteur

Loi Badinter
Cass. civ. 2e, 2 avr. 2020, n° 19-13.528
Cour de cassation, 2e chambre civile

Lorsqu’un VTM est impliqué dans un accident, la Loi Badinter s’applique automatiquement. La victime n’a pas à prouver une faute du conducteur pour être indemnisée.

Exclusions
CA Toulouse, 14 sept. 2021, RG 19/03172
Juridiction du fond

Les engins non motorisés (vélos, trottinettes classiques) et certains engins spécialisés (tracteurs immobilisés, machines-outils non utilisées pour circuler) ne sont pas des VTM. Leur accident n’entre pas dans le champ de la Loi Badinter.

Usage du véhicule
Cass. civ. 2e, 7 nov. 2019, n° 18-21.119
Cour de cassation, 2e chambre civile

Un véhicule reste un VTM même à l’arrêt. Toutefois, lorsqu’il est utilisé uniquement comme outil de travail (ex. bras articulé, benne levée), l’accident peut échapper à la Loi Badinter si le dommage résulte de la fonction outil et non de la fonction circulation.

Mobilités électriques
CA Paris, 3 févr. 2022, RG 20/08215
Juridiction du fond

Les trottinettes électriques, gyropodes et autres engins motorisés individuels sont de plus en plus qualifiés de VTM lorsqu’ils sont motorisés et capables de circuler sur la voie publique. Leur implication entraîne alors l’application de la Loi Badinter.

⚠️ MISE EN GARDE IMPORTANTE – PROTECTION JURIDIQUE (cliquer pour ouvrir)

La protection juridique, aussi appelée garantie Défense-Recours, n’est pas une défense indépendante. Dans la majorité des cas, l’assureur est à la fois payeur et défenseur, ce qui crée un conflit d’intérêts défavorable à la victime.

👉 Cette garantie peut servir à financer certains frais (avocat, expertises, procédures), mais elle ne garantit pas une défense efficace. Il est essentiel de choisir soi-même des professionnels totalement indépendants.

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