Loi Badinter et indemnisation du piéton

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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❓ FAQ — Loi Badinter et indemnisation du piéton

1. Qu’est-ce que la loi Badinter et pourquoi protège-t-elle les piétons ?
La loi Badinter du 5 juillet 1985 instaure un régime favorable aux victimes non conductrices, comme les piétons. Elle garantit une indemnisation quasi systématique des préjudices corporels subis lors d’un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur.
2. Qui indemnise le piéton blessé dans un accident de la route ?
L’indemnisation est assurée par l’assureur du véhicule impliqué. Même si le conducteur n’est pas fautif, l’assureur doit réparer les dommages corporels du piéton.
3. Le piéton est-il toujours indemnisé, même s’il a commis une imprudence ?
Oui, sauf s’il a commis une faute inexcusable et que celle-ci est la cause exclusive de l’accident. Cette exception est rare et s’applique surtout aux comportements particulièrement dangereux (par exemple, traverser une autoroute volontairement).
4. Quelles démarches entreprendre après un accident en tant que piéton ?
Il faut : consulter un médecin pour obtenir un certificat médical initial, recueillir des témoignages, déposer une plainte si nécessaire, et déclarer l’accident à l’assureur. Un avocat en dommage corporel peut accompagner ces démarches.
5. Quels types de préjudices peuvent être indemnisés ?
Les préjudices corporels (douleurs, séquelles, incapacités), les préjudices économiques (perte de revenus, frais divers), et les préjudices moraux (angoisse, perte de qualité de vie). Une expertise médicale est souvent indispensable pour les évaluer.
6. L’expertise médicale est-elle obligatoire pour le piéton blessé ?
Oui. L’expertise permet de quantifier précisément les séquelles et préjudices. Le piéton peut être assisté par un médecin de recours. En cas de litige, l’avocat peut demander une expertise judiciaire.
7. Ai-je besoin d’un avocat pour mon indemnisation en tant que piéton ?
C’est fortement recommandé. L’assureur propose souvent des indemnisations minimales. Un avocat défend vos droits et obtient une réparation juste. Le réseau d’avocats AIVF est à la disposition des victimes de la route.
8. Que se passe-t-il si le véhicule responsable n’est pas assuré ou est inconnu ?
Le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) intervient pour indemniser les piétons victimes. La constitution du dossier est complexe : l’aide d’un avocat est précieuse.
9. Quels sont les délais pour obtenir une indemnisation après un accident ?
L’assureur doit présenter une offre d’indemnisation dans un délai maximal de 8 mois après l’accident. En l’absence de consolidation, elle sera provisionnelle. L’offre définitive intervient dans les 5 mois suivant la consolidation. En cas de désaccord, l’affaire peut être portée devant le tribunal judiciaire.
10. Puis-je demander une avance sur l’indemnisation (provision) ?
Oui. Le piéton blessé peut solliciter une provision auprès de l’assureur, voire auprès du juge, afin de couvrir rapidement les frais médicaux ou pertes de revenus avant l’indemnisation définitive.

Questions concernant la loi Badinter et indemnisation du piéton

Essentiel à retenir sur la loi Badinter et indemnisation du piéton

1.Principe de protection des victimes.
La loi Badinter facilite l'indemnisation du piéton en cas d'accident impliquant un véhicule terrestre à moteur. En effet, elle permet l'indemnisation automatique des victimes piétons percurées par une voiture, moto, scooter, trottinette etc.

2.Usagers vulnérables protégés.
Les piétons,cyclistes et passagers sont considérés comme des usagers vulnérables. Ils sont toujours indemnisés, sauf s’ils ont volontairement provoqué l’accident (extrêmement rare).

3.Réparation intégrale du préjudice.
Dans le cadre de la loi Badinter, l'indemnisation du piéton a lieu en droit commun. C'est-à-dire que la victime bénéficie de la réparation intégrale du préjudice. Soit, les préjudices temporaires et permanents, patrimoniaux et extra-patrimoniaux.

4.Expertise médicale et loi Badinter.
L'indemnisation définitive a lieu après consolidation de l'état de santé. Dans l'attente de la stabilisation, la loi Badinter oblige au versement d'une provision dans les 8 mois suivant l'accident. Après consolidation, l'offre d'indemnisation de l'assureur doit intervenir dans les 5 mois.

5.Offre d'indemnisation de l'assureur.
La victime piéton a le droit de contester une offre d'indemnisation qu'il estime insuffisante. Il peut ainsi négocier avec l'assurance afin de revoir à la hausse le montant d'indemnisation. De même en cas de désaccord avec les conclusions d'expertise médicale, il peut solliciter la mise en place d'une expertise amiable contradictoire.

Question 1 Accident de la route, loi Badinter et indemnisation du piéton

J’ai été percuté par une voiture en tant que piéton. Je souffre de plusieurs fractures, fracture de la malléole, genou, pied, vertèbre L2) avec douleurs persistante, mal au dos constant et mobilité réduite. J’ai été immobilisé longtemps, je suis encore suivi médicalement, et je porte un corset dorsal. Malgré une expertise médicale en janvier, je n’ai reçu aucune provision ni rapport d’expertise. Mon assurance tarde à réagir. On m’a parlé de la loi Badinter et de l’indemnisation automatique du piéton. Que puis-je faire pour faire avancer mon dossier ?

Réponse d’un avocat.

En effet, en loi Badinter, l’indemnisation du piéton est automatique. Elle impose une réparation des victimes piétonnes, même si la faute du conducteur n’est pas établie. En tant qu’usager vulnérable, vous bénéficiez ainsi d’une protection renforcée.

D’abord, l’assurance du véhicule responsable doit vous proposer une provision dans les 8 mois suivant l’accident. Elle ne peut pas attendre le rapport médical pour avancer une somme, surtout si les blessures sont graves et les preuves évidentes (fractures, hospitalisation, etc.).

Ensuite, si elle retarde ou tergiverse, vous pouvez :

  1. Envoyer une mise en demeure écrite à l’assureur, en réclamant une provision sous 15 jours. Joignez les certificats médicaux, arrêts de travail, et compte-rendu d’hospitalisation.
  2. Saisir un avocat pour faire pression, voire engager une procédure en référé devant le tribunal. Cela permet d’obtenir une provision rapidement, même sans expertise définitive.
  3. Demander à un médecin conseil indépendant de vous assister lors de la prochaine expertise. Cela renforce vos droits.

Enfin, gardez toutes traces de soins, douleurs, pertes de revenus et besoins d’assistance. Constituez votre dossier médical par ordre chronologique. Préparer l’expertise médicale vous permettre que celle-ci se déroule à votre avantage. Cela servira à établir votre droit à réparation intégrale du préjudice.

Remarques de l'Association concernant la loi Badinter et indemnisation du piéton

La loi Badinter permet l'indemnisation du piéton quelles que soient les circonstances, dès lors qu'un véhicule terrestre à moteur est impliqué. Ainsi, nul besoin d'attendre la fin de l'enquête de l'accident de la route ou l'envoi du PV de police par Trans PV pour obtenir une indemnité provisionnelle.

🚶‍♂️⚖️ Jurisprudence – Loi Badinter et indemnisation du piéton

Loi Badinter – Protection renforcée du piéton

Lorsqu’un accident de la circulation implique un véhicule terrestre à moteur et un piéton, la loi du 5 juillet 1985 (loi Badinter) s’applique de plein droit. Le piéton bénéficie d’un régime d’indemnisation très protecteur. Ses préjudices corporels sont intégralement réparés, sauf en cas de faute inexcusable ayant été la cause exclusive de l’accident, situation rare en pratique. La jurisprudence rappelle de façon constante le principe de réparation intégrale du dommage corporel, sans perte ni profit pour la victime.