Décès suite à une infection nosocomiale

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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FAQ – Décès après une infection nosocomiale

Comment prouver qu’un décès est lié à une infection nosocomiale ?
L’infection doit être contractée au cours ou à la suite d’une prise en charge dans un établissement de santé. Au moins 48 heures après l’admission. Un dossier médical complet ainsi que le contexte clinique sont essentiels. Une expertise médicale, souvent réalisée dans le cadre d’un recours devant la CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation), permet d’établir le lien de causalité entre l’infection et le décès.
Qui peut demander une indemnisation en cas de décès d’un proche ?
Les ayants droit de la victime défunte peuvent être deùander réparation de leur préjudice : conjoint, enfants, parents, frères et sœurs. L’indemnisation concernen le préjudice moral, les frais d’obsèques et un éventuel préjudice économiique. Le recours à un avocat est fortement conseillé. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes pour les accompagner dans ces démarches sensibles.
Peut-on obtenir réparation même sans faute de l’hôpital ?
Oui. Il suffit de prouver que le décès résulte d’une infection nosocomiale. L’ONIAM indemnise alors les victimes indirectes au titre de la solidarité nationale.
Quels sont les délais pour engager une procédure d’indemnisation ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la consolidation du dommage, ou de la date du décès. Il est important d’agir rapidement pour réunir les preuves et faire valoir ses droits. L’AIVF recommande de se faire accompagner par un avocat, disponible via son réseau national.
Quelles sommes peut-on espérer recevoir ?
Les montants varient selon la situation familiale, le lien avec la victime et l’impact du décès. L’indemnisation couvre ensuite le préjudice moral, les frais d’obsèques, la perte de revenus, ainsi que les frais divers liés au décès. L’AIVF peut orienter les proches vers des professionnels compétents pour optimiser leur indemnisation.
Comment déposer un dossier auprès de la CCI ou de l’ONIAM ?
Le dépôt d’un dossier auprès de la CCI est gratuit. Il nécessite la constitution d’un dossier médical complet, accompagné d’un formulaire ONIAM. L’AIVF propose un accompagnement pour cette étape. Un avocat de son réseau peut également assurer la représentation des ayants droit lors des expertises et audiences.

Questions concernant un décès suite à une infection nosocomiale

Essentiel à retenir concernant un décès suite à une infection nosocomiale

1.Infection nosocomiale et responsabilité :
Un décès suite à une infection nosocomiale peut faire l'objet d'une indemnisation aux victimes indirectes. Une infection nosocomiale est une infection contractée lors d'une hospitalisation. En cas de décès lié à une telle infection, les ayants droit peuvent demander une indemnisation en prouvant la responsabilité de l'établissement de santé et le lien entre le décès et l'infection..

2.Loi Kouchner (2002) :
La loi Kouchner a instauré un droit à l'indemnisation pour les victimes d'infections nosocomiales. Elle permet aux ayants droit de demander réparation sans avoir à prouver une faute de l'établissement si l'infection a eu des conséquences graves (invalidité, décès).

3.Récupération du dossier médical :
Les ayants droit doivent récupérer le dossier médical du défunt pour constituer leur dossier de demande d'indemnisation. Ce dossier est indispensable pour évaluer les circonstances de l'infection et la responsabilité de l'établissement.

4.Saisine de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) :
Pour obtenir une indemnisation, les ayants droit peuvent saisir la CCI. Cette commission examine les dossiers et, si elle reconnaît un droit à indemnisation, propose une offre d’indemnisation aux ayants droit. Le décès suite à une infection nosocomiale met l'indemnisation à la charge de l'ONIAM.

5.Préjudices indemnisables :
Les ayants droit peuvent demander réparation pour divers préjudices : préjudice moral, préjudice économique, frais d'obsèques et de sépulture et autres dommages matériels et immatériels liés au décès.

Question 1 Décès de ma mère suite à une infection nosocomiale et indemnisation des ayants droit

Ma mère est décédée d’un choc septique foudroyant mettant en cause une infection à Klebsiella variicola BHR. Le dossier médical confirme ces points. Elle avait un cathéter péritonéal et suivait des séances de dialyse. Je souhaite savoir si cette infection relève d’une maladie nosocomiale. Je veux aussi connaître les démarches pour les ayants droit en cas de décès suite à une infection nosocomiale.

Réponse d’un avocat.

Une infection que l’on contracte dans un établissement de santé peut en effet être reconnue comme nosocomiale. Celle-ci doit cependant être ni présente ni en incubation à l’entrée. L’infection par Klebsiella variicola BHR, bactéries multirésistantes, entre dans ce cadre. Surtout avec un cathéter et des séances de dialyse, qui augmentent le risque infectieux.

Ensuite, s’il s’agit bien d’une infection nosocomiale, les ayants droit peuvent demander réparation du préjudice lié au décès. Il faut d’abord avoir accès au dossier médical complet, puis saisir la CCI CRCI Commission de Conciliation et d’Indemnisation. En fonction de l’examen du dossier et notamment de l’imputabilité du décès à l’infection, la commission CCI désignera l’ONIAM. L’ONIAM doit alors faire une offre d’indemnisation dans les 4 mois suivant la décision de la CCI.

Il existe plusieurs types de préjudices indemnisables.
– préjudice moral des proches (souffrance liée à la perte),
– frais d’obsèques,
perte de revenus pour les ayants droit,
– préjudices économiques ou d’accompagnement.

Il est important d’agir rapidement. Un avocat droit médical peut vous aider à rassembler les preuves. Il aidera à faire reconnaître l’infection nosocomiale et procéder au chiffrage des préjudices. Ce type de dossier nécessite rigueur et expertise médicale et juridique.

Remarques de l'Association concernant un décès suite à une infection nosocomiale

L'indemnisation d'un décès suite à une infection nosocomiale est à la charge de l'ONIAM. En effet, l'ONIAM doit prendre en charge les maladies nosocomiales graves, soit celles dont l'AIPP est supérieur à 24% ou en cas de décès de la victime directe. 

⚖️ Jurisprudence — Décès suite à infection nosocomiale

Responsabilité
CE, 9 mars 2007, CH de Vienne, n° 279522
Conseil d’État

Les établissements de santé répondent sans faute des infections nosocomiales, sauf preuve d’une cause étrangère. En cas de décès, les ayants droit peuvent obtenir réparation du préjudice d’affection, du préjudice économique et des frais d’obsèques.

Lien causal
CE, 12 mars 2010, CHU de Besançon, n° 318989
Conseil d’État

La victime ou ses ayants droit doivent établir que l’infection est survenue lors de la prise en charge. L’expertise médico-légale permet de caractériser l’infection, sa gravité, et son rôle dans le décès.

Ayants droit
CAA Paris, 8 févr. 2018, n° 16PA00812
Cour administrative d’appel

Les ayants droit obtiennent l’indemnisation du préjudice moral, du préjudice économique, ainsi que des frais liés au décès. Les juridictions confirment systématiquement ce droit lorsque l’infection est imputable à l’établissement.

ONIAM
Art. L. 1142-1-1 CSP (régime légal)
Responsabilité médicale

En cas d’infection nosocomiale grave causant un décès, l’ONIAM peut indemniser les ayants droit même sans faute si l’établissement démontre une cause étrangère.

Expertise
CE, 28 avr. 2021, n° 438002
Conseil d’État

Le juge se fonde sur l’expertise médico-légale pour apprécier la cause du décès. Il statue souverainement sur les responsabilités respectives de l’établissement et de l’ONIAM.