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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
Questions concernant le préjudice d’affection après un décès
Essentiel à retenir sur le préjudice d'affection après un décès
1.Définition du préjudice d'affection.
Le préjudice d’affection après un décès ou préjudice moral, correspond à la douleur psychologique des proches. Qu'il s'agisse du décès d’une victime directe d’un accident de la route, d’un accident médical ou de la vie courante. Il vise à réparer la souffrance liée à la perte d’un être cher.
2.Ayants droit ou victimes indirectes.
Les personnes pouvant en bénéficier sont les ayants droit ou victimes indirectes, tels que le conjoint, les enfants, les parents, les frères et sœurs, voire des proches non familiaux s’ils prouvent un lien affectif étroit et stable avec la victime.
3.Nomenclature Dintilhac.
Ce préjudice est reconnu par la jurisprudence et inscrit dans la nomenclature Dintilhac. Le demandeur doit établir la réalité du lien affectif. En plus du préjudice d'affection, d'autres préjudices peuvent compléter l'indemnisation. Préjudice économique, frais d'obsèques, frais divers des proches etc.
4.Evaluation du préjudice.
L’évaluation du préjudice d'affection après un décès se fait selon le degré de parenté, l’âge et les cirentre 20 000 et 35 000 euros pour un enfant ou un parent, et entre 5 000 et 15 000 euros pour un frère, une sœur ou un proche. Tout dépend s'ils vivaient uo non au foyer de la victime directe. Ces montants peuvent varier selon la gravité du choc émotionnel et la situation personnelle.
5.Procédure d'indemnisation.
L’indemnisation se demande auprès de l’assureur du responsable ou devant le tribunal compétent. En matière d’accident médical, la procédure peut passer par la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI CRCI) ou par l’ONIAM. L’assistance d’un avocat en droit du dommage corporel est recommandée pour défendre au mieux les intérêts des proches et obtenir une indemnisation complète.
Question 1 Comment se passe l’indemnisation du préjudice d’affection après un décès suite à un accident de la route ?
Un camion a renversé la mère de mon conjoint et elle est décédée des suites de ses blessures. Un expert d’assurance nous a parlé d’une indemnisation pour le préjudice moral d’affection. Il a précisé que la famille devait déterminer le degré d’affection entre les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Je souhaite savoir si, lorsque certains petits-enfants ou arrière-petits-enfants n’ont pas droit à indemnisation, la somme non attribuée peut se répartir entre les autres membres de la famille. Je voudrais comprendre comment se déroule l’indemnisation du préjudice d’affection après un décès.
Réponse d’un avocat membre bénévole de l’AIVF.
Le préjudice d’affection indemnise la douleur morale ressentie après le décès d’un proche. Chaque membre de la famille peut demander une indemnisation à titre personnel. Aucune nécessité de faire la démonstration d’un lien d’affection s’il s’agit des proches membres de la famille. Il faut simplement établir le lien de parenté.
Il n’existe en outre aucune somme globale à partager entre les proches. L’indemnisation est individuelle et indépendante. Si certains petits-enfants ou arrière-petits-enfants ne déposent pas de demande, l’assurance ne redistribuera pas le montant aux autres membres de la famille. Toutefois, nous vous précisons que petites-enfants et arrière-petits enfants peuvent prétendre de plein droit à une indemnisation au titre de leur préjudice d’affection.
Ainsi, chaque préjudice fait en effet l’objet d’une évaluation en fonction du degré de parenté. Par exemple, l’enfant d’un parent défunt pourra prétendre à une somme supérieure que le frère ou la soeur du défunt.
Les montants suivent des barèmes indicatifs, mais chaque situation doit s’apprécier au cas par cas. L’assureur fait une offre pour chaque ayant droit, et chacun peut l’accepter ou la contester avec l’aide d’un avocat.
En résumé, le préjudice d’affection après un décès se calcule individuellement, selon le lien de parenté et non sur une base collective ou proportionnelle entre les membres de la famille.
Question 2 Qui a droit à un préjudice d’affection après un décès d’une victime ?
Mon frère est décédé samedi des suites d’un accident de la route. Une voiture l’a percuté alors qu’il circulait en vélo pour se rendre au travail. J’aimerais savoir quelles sont les démarches urgentes à faire, comme déclarer l’accident auprès de l’assureur par exemple. Egalement, j’aimerais savoir qui a droit à un préjudice d’affection après un décès ? Et un avocat est-il nécessaire pour la procédure avec l’assurance ?
Réponse d’un avocat membre bénévole de l’AIVF.
Je vous adresse mes sincères condoléances. Déclarez d’abord l’accident à l’assureur de votre frère. Contactez ensuite l’assureur du conducteur responsable pour signaler le décès, bien que ce soit à elle à revenir vers vous. Parallèlement, vous avez le droit de déposer une plainte auprès de la gendarmerie ou du commissariat. Conservez également tous les documents utiles : constat amiable, rapport de police, certificat de décès, et justificatifs de lien de parenté. Concernant le préjudice d’affection, la Loi Badinter reconnaît ce droit aux proches les plus touchés par le deuil. En bénéficient notamment le conjoint ou partenaire de vie, les enfants, les parents, et les frères et sœurs — comme vous. Ce préjudice compense la douleur morale liée à la perte d’un être cher. Son montant varie selon la proximité du lien affectif et les circonstances du décès.
Faire appel à un avocat en dommages corporels se révèle souvent être une nécessité. En effet, l’assureur du conducteur responsable va rapidement proposer une offre d’indemnisation. Or, ces offres sont presque toujours sous-évaluées. Un avocat identifie tous les postes de préjudice indemnisables : préjudice d’affection, frais d’obsèques, pertes de revenus subies par les ayants droit, préjudice économique. Il regroupe ensuite l’ensemble des victimes par ricochet — c’est-à-dire les proches du défunt — pour constituer un dossier solide. Enfin, il négocie face à l’assureur ou saisit le tribunal si l’offre reste insuffisante. N’acceptez donc aucune offre sans consulter un avocat au préalable.
⚠️ Information juridique générale — ne remplace pas une consultation avec un avocat, seul habilité à analyser votre situation.
Remarques de l'Association concernant le préjudice d'affection après un décès
Le préjudice d'affection après un décès concerne au premier chef les proches de la famille (parents, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants etc.). Mais d'autres personnes de l'entourage proche de la victime directe peuvent prétendre à la réparation de leur préjudice d'affection à condition de démontrer un lien avec la personne défunte.
⚖️💔 Préjudice d’affection après un décès : droits et indemnisation
En cas de décès d’une victime, les proches (conjoint, enfants, parents, voire proches justifiant d’un lien affectif fort) peuvent obtenir l’indemnisation de leur préjudice d’affection. Ce préjudice correspond à la souffrance morale liée à la perte d’un être cher. Il est réparé selon le principe de réparation intégrale du dommage corporel, sans plafond légal. Les juridictions et les assureurs évaluent ce préjudice en fonction de la proximité du lien, des circonstances du décès et de l’intensité du choc émotionnel. Une indemnisation est également possible pour des proches non membres de la famille, à condition de démontrer un lien affectif réel et stable.
Voir sur le site principal AIVF Préjudice d’affection ou préjudice moral

