Hémiplégie suite accident de la route

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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❓ FAQ — Hémiplégie suite accident de la route

1. Qu’est-ce qu’une hémiplégie après un accident de la route ?
L’hémiplégie est une paralysie partielle ou totale d’un côté du corps. Elle résulte souvent d’un traumatisme crânien ou d’une lésion cérébrale après un choc violent. Cette atteinte peut être temporaire ou définitive selon la gravité des séquelles.
2. Qui peut être indemnisé après une hémiplégie causée par un accident ?
Toute victime non conductrice (piéton, passager, cycliste) a droit à une indemnisation automatique selon la loi Badinter. Un conducteur peut aussi être indemnisé s’il n’a pas commis de faute.
3. Quelle procédure suivre après un diagnostic d’hémiplégie ?
Conservez tous les documents médicaux (certificat initial, compte rendu d’hospitalisation, scanner, IRM). Déclarez le sinistre à l’assureur. Un avocat dommage corporel vous aidera à faire reconnaître la gravité du handicap et à constituer un dossier complet.
4. Comment est évaluée l’indemnisation d’une hémiplégie ?
L’indemnisation dépend du taux de déficit fonctionnel permanent, des douleurs endurées, des frais médicaux et des pertes de revenus. Une expertise médicale indépendante est essentielle pour chiffrer les préjudices avec précision.
5. Puis-je obtenir une aide pour l’aménagement de mon logement ou de mon véhicule ?
Oui. En droit commun, les frais d’aménagement de logement, de véhicule et d’assistance humaine sont pris en charge dans le cadre du préjudice patrimonial permanent. L’expertise détermine les besoins précis liés à votre autonomie.
6. L’assistance d’un avocat est-elle nécessaire pour une hémiplégie ?
Oui. Un avocat compétent est indispensable pour défendre vos droits face à l’assureur. L’AIVF met à disposition un réseau d’avocats expérimentés en indemnisation du dommage corporel et du grand handicap. Ils accompagnent les victimes tout au long de la procédure.
7. Quelle est la durée du processus d’indemnisation ?
Le processus peut durer de plusieurs mois à plusieurs années selon la consolidation médicale. Des provisions peuvent être demandées pour couvrir les frais pendant la procédure. L’assureur doit faire une offre dans un délai de 8 mois après l’accident.
8. Quels documents fournir à l’assureur ou à l’avocat ?
Fournissez : certificats médicaux, comptes rendus d’examen, factures, arrêts de travail, bulletins de salaire, photos des séquelles et témoignages. Ces éléments prouvent vos préjudices et facilitent l’évaluation de l’indemnisation.
9. Que faire en cas de désaccord avec l’assurance ?
En cas de désaccord, vous pouvez demander une contre-expertise médicale ou saisir le tribunal. L’assistance d’un avocat dommage corporel est alors essentielle pour obtenir une réparation juste et complète.
10. Et si le responsable de l’accident est inconnu ou non assuré ?
Le Fonds de garantie (FGAO) indemnise les victimes quand le responsable est inconnu ou non assuré. Un avocat peut vous aider à constituer le dossier et à saisir le FGAO dans les délais légaux.
Article et FAQ rédigés par l’AIVF, association reconnue par la Sécurité routière.

Questions concernant l’hémiplégie suite à un accident de la route

Essentiel à retenir sur l'hémiplégie suite à un accident de la route

1.Hémiplégie et troubles moteurs.
L'hémiplégie suite à un accident de la route résulte d'une lésion cérébrale affectant un côté du corps. Ce qui entraine une perte partielle ou totale de la motricité. Elle peut s'accompagner de spasticité, de douleurs, des troubles moteurs, neurologiques et de la coordination.

2.Aphasie et troubles cognitifs.
Une lésion cérébrale peut aussi causer une aphasie, affectant la capacité à parler, comprendre, lire ou écrire. D'autres troubles cognitifs, comme des troubles de la mémoire ou de l’attention, peuvent compliquer la rééducation et le quotidien.

3.Indemnisation du préjudice et grand handicap.
L'indemnisation vise à compenser les pertes financières (perte de gains, tierce personne, frais médicaux…), souffrances endurées etc. Une situation de grand handicap nécessite une évaluation approfondie des besoins en aides humaines et matérielles.

4.Expertise médicale et consolidation.
L’expertise médicale de l'hémiplégie suite à l'accident de la route permet l'évaluation des séquelles et du préjudice. La consolidation est l’étape où l’état de santé est stable, moment à partir duquel le chiffrage du préjudice corporel est possible.

5.Lettre de doléances.
La lettre de doléances est indispensable pour décrire les conséquences de l’accident sur la vie quotidienne, professionnelle et familiale. Il permet d’appuyer le dossier d’indemnisation en mettant en avant la réalité des souffrances et des besoins.

Question 1 Indemnisation d’une hémiplégie suite à un accident de la route

J’ai été victime d’un accident de la route en tant que passagère. L’accident a occasionné un coma et un traumatisme crânien. Je souffre désormais de troubles neurologiques et moteurs du côté droit, avec une hémiplégie. Je suis reconnue à la MDPH (MDA dans mon département). J’ai vu deux médecins experts et j’attends leur rapport d’expertise. Quelle indemnisation puis-je espérer pour une hémiplégie après un accident de la route ?

Réponse d’un avocat.

L’indemnisation d’une hémiplégie après un accident de la route dépend de plusieurs critères. D’abord la gravité des blessures puis des séquelles. Mais aussi l’impact sur votre autonomie, votre activité professionnelle et vos besoins d’assistance.

L’expertise médicale est une étape clé pour apprécier le retentissement global des séquelles. Le rapport d’expertise déterminera votre déficit fonctionnel DFP, vos souffrances endurées, ainsi que l’ensemble des postes de préjudices temporaires et permanents. Parmi lesquels, les besoins liés au grand handicap, frais de logement adapté, véhicule adapté, tierce personne viagère, dépenses de santé futures etc.

Le montant d’indemnisation variera selon les séquelles et l’appréciation qu’en fait le médecin expert d’assurances. Raison pour laquelle, il est préférable de faire appel à un médecin expert indépendant. De façon très générale, hémiplégie lourde peut donner lieu à une indemnisation importante, souvent en en centaines de milliers d’euros.

Remarques de l'Association concernant l'hémiplégie suite à un accident de la route

En cas d'hémiplégie suite à un accident de la route, il est préférable de consulter rapidement un avocat de victimes. En effet, celui-ci orientera la victime vers un médecin conseil, aidera à préparer l'expertise médicale, la lettre de doléances. De même, il sera en charge du chiffrage du préjudice corporel et négociera l'offre d'indemnisation directement auprès de l'assurance.

⚖️ Jurisprudence — Hémiplégie après accident de la route

Preuve du dommage
Cass. civ. 2e, 7 déc. 2023, n° 22-16.812
Cour de cassation

En cas d’hémiplégie post-traumatique, le CMI doit établir la présence immédiate d’un déficit neurologique et des examens d’imagerie initiaux pour démontrer le lien direct avec l’accident de la circulation.

Valeur probante
CA Toulouse, 3 avr. 2024, RG 22/04781
Juridiction du fond

Le CMI est probant pour attester la localisation du déficit moteur (hémiplégie droite ou gauche), son intensité initiale et l’existence de troubles associés (aphasie, troubles cognitifs), déterminants pour l’évaluation des séquelles neurologiques lourdes.

ITT & CIVI
Cass. civ. 2e, 5 mars 2020, n° 19-12.720
Cour de cassation

L’ITT initiale liée à l’hémiplégie (perte d’autonomie, immobilisation, dépendance) ne s’impose pas à la CIVI. Le juge évalue souverainement la durée d’incapacité personnelle au vu du dossier neurologique complet.

Pouvoir du juge
Cass. civ. 2e, 28 janv. 2021, n° 19-25.459
Cour de cassation

Le juge peut écarter les conclusions du CMI si les examens ultérieurs démontrent une aggravation neurologique (spasticité, douleurs neurogènes, troubles cognitifs), ou une évolution fonctionnelle différente.

Règles de rédaction
HAS, recos neurologie traumatique ; CE, 6 juin 2018
Conseil d’État / Haute Autorité de Santé

Le CMI doit rapporter les constatations neurologiques initiales : déficit moteur, réflexes, imagerie, troubles cognitifs observés. Il doit distinguer les déclarations de la victime. Ce document conditionne l’évaluation du DFP lourd et du préjudice professionnel majeur.