Indemnisation préjudice dentaire

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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❓ FAQ — Indemnisation préjudice dentaire

1. Dans quels cas peut-on demander une indemnisation pour un préjudice dentaire ?
Vous pouvez obtenir une indemnisation si vos dents sont abîmées ou perdues après un accident de la route, une agression, une chute, un accident de sport ou encore après une erreur médicale dentaire. L’indemnisation couvre les soins et les séquelles.
2. Quels justificatifs sont nécessaires pour un préjudice dentaire ?
Il faut fournir : certificat médical initial, radiographies, devis dentaires, factures, photos, témoignages et tous les documents relatifs à l’accident. Un avocat dommage corporel peut vous aider à constituer un dossier complet.
3. Comment est calculée l’indemnisation pour des dents cassées ou perdues ?
L’indemnisation dépend du nombre de dents touchées, du type de soin (couronne, implant, bridge), de l’atteinte esthétique, de la douleur et des éventuelles séquelles. L’expertise médicale est déterminante pour évaluer les préjudices.
4. Quel est le rôle d’un avocat dans un dossier de préjudice dentaire ?
Un avocat vérifie les offres d’indemnisation, prépare le dossier, sollicite une expertise contradictoire et défend vos droits face à l’assurance ou au responsable. L’AIVF met à disposition des victimes un réseau d’avocats dommage corporel pour les accompagner.
5. Les soins dentaires futurs peuvent-ils être indemnisés ?
Oui. Les soins futurs prévisibles comme le remplacement de couronnes, bridges ou implants sont indemnisables. Le dentiste établit un rapport précisant les soins nécessaires à long terme.
6. Une expertise médicale est-elle obligatoire ?
Oui, dans la majorité des dossiers. L’expert évalue les dents touchées, la douleur, la gêne fonctionnelle et l’impact esthétique. Un avocat peut demander une expertise judiciaire si l’avis de l’assurance ne reflète pas la réalité du dommage.
7. Un préjudice esthétique dentaire est-il indemnisable ?
Oui. La perte d’une incisive, une coloration permanente ou un alignement altéré peuvent entraîner un préjudice esthétique. Il est évalué selon une échelle de gravité allant de léger à très important.
8. En cas d’erreur ou d’accident lors d’un soin dentaire, puis-je être indemnisé ?
Oui. Si un soin mal réalisé (extraction, implant, dévitalisation…) provoque un dommage, une indemnisation est possible. On peut engager la responsabilité civile professionnelle du dentiste ou saisir la CCI en cas d’accident médical.
9. Quels préjudices peuvent être indemnisés en cas de dommage dentaire ?
Sont indemnisables : douleurs, soins dentaires, préjudice esthétique, troubles alimentaires, gêne sociale, frais futurs et perte de revenus si l’activité est impactée.
10. Peut-on obtenir une provision avant l’indemnisation finale ?
Oui. Une provision peut être versée si les responsabilités sont établies. Elle permet de financer rapidement les soins dentaires urgents en attendant la réparation intégrale du préjudice.
Article et FAQ rédigés par l’AIVF, association reconnue par la Sécurité routière.

Questions concernant l’indemnisation d’un préjudice dentaire

Essentiel à retenir sur l'indemnisation d'un préjudice dentaire

1.Indemnisation du préjudice dentaire.
L'indemnisation d'un préjudice dentaire est possible s’il résulte d’une erreur médicale ou d’un aléa thérapeutique. S'il s'agit d'une accident médical non fautif, le seul moyen d'obtenir réparation est d'avoir un seuil de gravité d'au moins 24% d'AIPP. L’indemnisation dépendra en effet de la gravité du dommage et de son impact sur la vie personnelle et professionnelle. Les expertises médicales sont essentielles pour évaluer le préjudice.

2.Erreur médicale ou aléa thérapeutique.
Une erreur médicale implique une faute (diagnostic incorrect, traitement inapproprié). Un aléa thérapeutique désigne un dommage imprévisible et non fautif en lien avec un acte médical. En l’absence de faute, des organismes comme l’ONIAM peuvent prendre en charge l’indemnisation sous certaines conditions.

3.Loi Kouchner (2002).
Cette loi renforce les droits des patients et met en place des dispositifs d’indemnisation simples et gratuits. Notamment pour les aléas thérapeutiques. Elle vise à garantir une réparation rapide et équitable des dommages causés par les actes médicaux.

4.Procédure CCI/CRCI.
La Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI CRCI) est compétente pour les préjudices graves (dommages supérieurs à 24 % de DFP ou incapacité temporaire de six mois). Après examen, elles peuvent ainsi orienter vers une indemnisation amiable via l’assurance ou l’ONIAM.

5.Responsabilité médicale et ONIAM.
L'indemnisation du préjudice dentaire (infection, greffe ratée etc.) peut engager la responsabilité médicale du dentiste. Ce sera alors à l'assurance de faire une offre d'indemnisation à la victime. L’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) intervient pour les aléas thérapeutiques, les infections nosocomiales graves ou il n'est pas possible d'identifier de responsable solvable.

Question 1 Indemnisation d’un préjudice dentaire suite à une erreur médicale

Je suis victime d’une erreur médicale d’un dentiste après plusieurs interventions qui ont entraîné des infections et des kystes dentaires. Dans quels cas peut-on envisager l’indemnisation d’un préjudice dentaire ?

Réponse de l’avocat :

L’indemnisation d’un préjudice dentaire est possible dans plusieurs cas :

  1. Erreur médicale ou faute : Si le dentiste a en effet commis une erreur (diagnostic erroné, soin inapproprié, négligence médicale), vous pouvez mettre en cause sa responsabilité médicale.
  2. Manquement au devoir d’information : De même, le manque d’information concernant les risques ou l’existence d’alternatives avant les interventions peuvent constituer une faute.
  3. Aléa thérapeutique : Si le dommage résulte d’un risque imprévisible, sans faute du praticien, l’ONIAM peut intervenir pour une indemnisation sous conditions. Il faut en effet réunir des critères de gravité importants sans quoi, la Commission CCI CRCI se déclarera incompétente.
  4. Infections nosocomiales : Si les infections proviennent d’une mauvaise hygiène ou d’un défaut dans la chaîne de soins, une faute pourrait être retenue.
  5. Procédure : Enfin, dans le doute, vous pouvez récupérer votre dossier médical et le faire examiner par un médecin conseil de victimes. Avant toute procédure, celui-ci saura vous indiquer si l’indemnisation d’un préjudice dentaire vous concernant est sérieusement envisageable.

Question 2 Comment obtenir une bonne indemnisation d’un préjudice dentaire après un accident dans un parc d’attraction ?

Mon fils, aujourd’hui âgé de 16 ans, a été victime d’un accident dans un parc d’attraction. L’assurance adverse a reconnu sa responsabilité, mais la procédure n’avance pas. Nous avons déjà un avocat, mais nous cherchons un professionnel plus compétent en dommage corporel. En particulier, l’assurance ne répond pas à l’expertise dentaire réalisée. Comment devons-nous procéder pour obtenir une indemnisation pour le préjudice dentaire ?

Réponse d’un avocat.

Votre fils a droit à une indemnisation intégrale de son préjudice dentaire. Le principe est clair : une fois la responsabilité admise, l’assurance doit indemniser tous les dommages, y compris les soins dentaires et les éventuelles prothèses futures.

L’absence de réponse de l’assureur ne doit pas bloquer le dossier. Vous pouvez demander le versement d’une provision. Cette avance permet de couvrir les frais immédiats, dans l’attente de l’expertise finale.

L’expertise dentaire est un élément clé. Elle doit préciser les lésions, les soins déjà réalisés et les traitements futurs. Elle servira de base au calcul de l’indemnisation, notamment au titre du déficit fonctionnel, des souffrances endurées, du préjudice esthétique, des dépenses de santé futures.

Nous vous conseillons de vous faire accompagner par un compétent qui connaisse les principes de la réparation du dommage corporel. Particulièrement concernant le calcul de l’indemnisation du préjudice dentaire qu’il faut envisager en comptant le renouvellement à vie. Ainsi, en cas de désaccord persistant, il pourra éventuellement saisir le juge si nécessaire et garantir la meilleure réparation.

Remarques de l'Association concernant l'indemnisation d'un préjudice dentaire

L'indemnisation d'un préjudice dentaire nécessite une expertise médicale afin de déterminer l'origine du préjudice et engager la procédure adaptée. Cela dit, avant d'entamer quelque procédure que ce soit, il est préférable de contacter un avocat pour obtenir des indications sur la procédure à envisager.

Voir sur le site Commission CCI AIVF Erreur médicale d’un dentiste

⚖️ Jurisprudence — Indemnisation du préjudice dentaire

Preuve du dommage
Cass. civ. 1re, 14 avr. 2016, n° 15-16.093
Responsabilité médicale

Le préjudice dentaire suppose la preuve d’une atteinte aux dents et de son lien avec l’acte médical ou le soin dentaire réalisé.

Valeur probante
CA Versailles, 5 nov. 2020, RG 18/04567
Expertise dentaire

Les radios, comptes rendus et expertises ont une valeur probante limitée aux constatations cliniques objectives constatées.

Faute
Cass. civ. 1re, 25 nov. 2010, n° 09-68.152
Soins dentaires

L’indemnisation est acquise en cas de faute technique, de geste inadapté ou de défaut d’information du patient.

Pouvoir du juge
Cass. civ. 1re, 18 sept. 2019, n° 18-19.855
Évaluation du dommage

Le juge apprécie souverainement les éléments médicaux pour évaluer l’étendue du préjudice dentaire.

Préjudices
Nomenclature Dintilhac
Préjudice spécifique

Sont indemnisés le préjudice esthétique, fonctionnel, les frais dentaires futurs et les souffrances endurées.

Calculer son préjudice