Indemnisation suite à un accident de cheval

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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❓ Questions fréquentes – Indemnisation après un accident de cheval

🔹 Qui est responsable en cas d’accident de cheval ?
La responsabilité dépend des circonstances. Le cavalier peut engager sa propre assurance, le propriétaire de l’animal ou le centre équestre si l’accident survient pendant une activité encadrée. Chaque situation doit être analysée pour identifier l’assurance mobilisable.
🔹 Quels types de préjudices peuvent être indemnisés ?
En droit commun, l’indemnisation doit couvrir l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux. En cas de décès, les proches peuvent obtenir réparation pour leur préjudice moral et économique.
🔹 Mon assurance prend-elle en charge un accident de cheval ?
La Garantie Accidents de la Vie (GAV) peut intervenir en fonctions des conditions prévues au contrat. Il est essentiel d’en vérifier les clauses pour connaître les modalités d’indemnisation.
🔹 Que faire si l’assurance refuse d’indemniser ?
Vous pouvez contester le refus en apportant des preuves factuelles. En cas de litige, l’accompagnement d’un avocat en dommage corporel s’avère essetniel. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes pour défendre efficacement leurs droits.
🔹 Ai-je besoin d’un avocat pour une indemnisation correcte ?
L’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire mais vivement recommandée. Un avocat pourra évaluer votre préjudice, contester une offre insuffisante et obtenir une indemnisation juste. L’AIVF met à disposition des victimes son réseau d’avocats expérimentés en matière de dommage corporel.

Questions concernant l’indemnisation suite à un accident de cheval

Essentiel à retenir sur l'indemnisation d'un accident de cheval

Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France


1. Responsabilité civile.
Il convient de connaître les circonstances de l'accident, s'il y a la présence d'un tiers responsable impliqué ou non. Dans la première hypothèse, la responsabilité civile du tiers couvre les dommages causés à autrui par son cheval. En effet, si le cheval blesse quelqu'un ou endommage des biens, l'assurance responsabilité civile du propriétaire ou gardien habituel du cheval ou du centre équestre prend en charge l'ensemble des préjudices..

2.Garantie Accident de la Vie (GAV).
En cas d'accident seul ou avec son propre cheval, la GAV peut couvrir le dommage. En fonction du contrat GAV, elle couvrira ou non l'ensemble du préjudice ou certains d'entres eux, une fois atteinte un taux d'AIPP fixé par le contrat.

3.Déclaration de l'accident.
En cas d'accident, il est nécessaire de déclarer l'incident à votre assureur le plus rapidement possible. Fournissez tous les détails nécessaires pour faciliter l'instruction du dossier.

4.Évaluation des dommages.
Une expertise médicale évaluera les dommages physiques, matériels et financiers. Cette évaluation permettra la détermination du montant de l'indemnisation à verser pour couvrir les frais et les pertes subies.

5.Indemnisation.
Après l'évaluation, l'assureur verse une indemnisation selon les termes du contrat GAV s'il y a lieu. En cas de responsabilité tierce, le montant d'indemnisation intéressera les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux.

Question 1 Conseils pour l’indemnisation d’un accident de cheval impliquant une voiture

Notre fille de 17 ans, a été percutée par une voiture alors qu’elle faisait une promenade à cheval. Elle a subi de graves blessures à la jambe gauche et a été transportée d’urgence à l’hôpital. Les circonstances de l’accident sont encore floues, et une enquête est en cours. Nous souhaitons connaître les démarches administratives à entreprendre et les actions à prévoir pour défendre les intérêts de notre fille, notamment en ce qui concerne les assurances et les indemnités.

Réponse de l’avocat :
Votre priorité doit être de constituer un dossier médical solide. Rassemblez tous les documents médicaux, y compris les rapports des interventions et les avis des médecins. Informez immédiatement votre assurance, pour engager la procédure d’indemnisation. Celle-ci inclut la réparation du préjudice corporel. En effet, l’accident implique un véhicule terrestre à moteur, la loi Badinter s’applique donc.

La prise en charge de l’ensemble des préjudices est donc la règle. Dépenses de santé, souffrances endurées, préjudice d’agrément s’il y a lieu, assistance par tierce personne etc. Un versement d’une indemnité provisionnelle aura lieu obligatoirement dans les 8 mois suivant l’accident s’il n’y a pas de consolidation.

L’évaluation du préjudice se fera en plusieurs étapes. En effet, en fonction du temps de rétablissement de l’état de santé de votre fille, il peut y avoir une ou plusieurs expertise médicales. Le rôle de l’avocat sera essentiel pour obtenir une juste indemnisation. Il vous aidera à négocier avec les assurances et, si nécessaire, à engager une action en justice.

Question 2 Indemnisation après un coup de sabot de cheval

J’ai été victime d’un accident lors d’un stage équestre, frappé au coude par le cheval d’un tiers, ce qui a entraîné une fracture ouverte. L’assurance du propriétaire du cheval ne répond pas. Je n’arrive pas à obtenir les informations sur l’assurance de cette propriétaire, malgré mes tentatives. Quels sont mes recours si je ne parviens pas à identifier son assurance ? Puis-je obtenir une indemnisation pour le préjudice subi sans l’intervention de l’assurance adverse ?

Réponse de l’avocat :
Vous devez d’abord envoyer une mise en demeure à la propriétaire du cheval pour qu’elle vous communique les informations de son assurance. Si elle ne répond pas, vous pouvez engager une action en justice pour la contraindre à fournir ces informations.

En effet, la propriétaire du cheval doit vous communiquer les coordonnées de l’assurance à qui elle aurait dû déclarer l’accident. et de fait, si tel était le cas, l’assurance aurait dû prendre votre contact. Il est important d’avoir les preuves des circonstances de l’accident.

Si la situation est bloquée, le plus simple est de vous rapprocher d’un avocat en dommage corporel. surtout si vous conservez des séquelles. Il vous indiquera comment mener la procédure pour vous permettre une indemnisation à la hauteur de votre préjudice.

Question 3 Indemnisation après une chute de cheval et fractures vertébrales

J’ai subi une chute de cheval qui m’a causé des fractures à cinq vertèbres et un traumatisme crânien. J’ai dû subir deux cimentoplasties, mais je souffre toujours beaucoup. Mon autonomie est réduite, et je fais face à des douleurs constantes. J’ai une assurance accidents de la vie. Quelle indemnisation puis-je espérer obtenir pour le préjudice subi et l’invalidité des derniers mois ?

Réponse de l’avocat :
Votre Garantie accident de la vie GAV peut couvrir votre préjudice en fonction du contrat. Elle doit d’abord évaluer votre taux d’AIPP. en effet, bien souvent, un taux d’AIPP ou DFP est requis pour déclencher l’indemnisation. Ensuite, afin d’évaluer les séquelles et la perte d’autonomie, une expertise médicale aura lieu. De façon brève, disons que l’indemnisation suivra ce qui est mentionné dans les conditions générales et particulières du contrat GAV. Parfois certains contrats proposent une indemnisaiton en droit commun. C’est la situation la plus favorable en terme d’indemnisation. Certains contrats limitent l’indemnisation à quelques postes, en excluant d’autres.

Si l’offre d’indemnisation vous semble insuffisante, vous avez le droit de la contester avec l’aide d’un avocat.

Remarques de l'Association concernant l'accident de cheval

L'accident de cheval peut bénéficier d'une indemnisation dans le cadre d'une Garantie accident de la vie ou d'une indemnisation en droit commun en cas de tiers responsable ou encore du cadre de la loi Badinter dès lors que l'accident implique un véhicule terrestre à moteur. Cette indemnisation en droit commun est de loin la plus favorable puisqu'elle prévoit une réparation intégrale du préjudice.

Voir sur le site principal AIVF Accident cheval

⚖️ Jurisprudence — Accident de cheval

Preuve du dommage
Cass. civ. 1re, 9 juin 2021, n° 20-14.315
Cour de cassation, 1re chambre civile

La victime d’un accident de cheval doit démontrer le dommage initial et son imputabilité à la chute ou au comportement de l’animal. Le certificat médical initial reste déterminant pour dater les lésions et établir la causalité.

Valeur probante
CA Bordeaux, 12 janv. 2024, RG 21/05632 ; TJ Tarbes, 8 févr. 2023, RG 19/01478
Juridictions du fond

Les juridictions rappellent que le CMI ne vaut que pour les constatations médicales objectives. Il ne suffit pas à prouver une faute du centre équestre ou du propriétaire du cheval.

ITT & CIVI
Cass. civ. 2e, 5 mars 2020, n° 19-12.720
Cour de cassation, 2e chambre civile

L’ITT inscrite dans le CMI n’encadre pas l’appréciation du juge. La CIVI ou l’assureur évalue l’incapacité à partir de l’ensemble du parcours médical de la victime.

Pouvoir du juge
CA Angers, 18 mai 2022, RG 20/03451
Cour d’appel d’Angers

Le juge peut retenir ou écarter les rapports médicaux lorsqu’ils ne sont pas cohérents avec la dynamique de la chute, la cinétique du traumatisme ou les blessures constatées.

Règles de rédaction
HAS, recos “traumatologie du sport” ; CE, 6 juin 2018
Haute Autorité de Santé / Conseil d’État

Le certificat doit retranscrire des faits médicaux objectivés. Cette rigueur permet une analyse fiable en expertise et garantit une indemnisation conforme aux préjudices subis.