Bilan neuropsychologique suite à un traumatisme crânien

Pour toutes vos questions l’Association AIVF est là pour vous répondre du Lundi au Vendredi de 9h00 à 18h00


Permanence : posez votre question via la rubrique Contact. Réponse dans la journée

L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

Sécurité routière et aide aux victimes. Cliquez sur la photo

Profitez d’un rendez-vous offert gratuitement par un avocat signataire des chartes de l’AIVF

NB : ce service est également proposé, pour les victimes qui le souhaitent, en Visio Conférence

Cliquez sur la photo

❓ FAQ — Bilan neuropsychologique suite à un traumatisme crânien

1. Qu’est-ce qu’un bilan neuropsychologique après un traumatisme crânien ?
Le bilan neuropsychologique évalue les fonctions cognitives après un traumatisme crânien. Il mesure la mémoire, l’attention, la concentration et la capacité de raisonnement. Ce bilan aide à comprendre l’impact des lésions sur le fonctionnement intellectuel et émotionnel.
2. Quand faut-il réaliser un bilan neuropsychologique ?
Le bilan se fait généralement après la phase de rééducation ou en cas de difficultés cognitives persistantes. Il peut être demandé par un neurologue, un médecin rééducateur ou un avocat dommage corporel dans le cadre d’une évaluation du préjudice.
3. Qui réalise le bilan neuropsychologique ?
Un neuropsychologue formé à l’évaluation des troubles cognitifs réalise le bilan. Il utilise des tests standardisés et rédige un rapport détaillé. Ce document peut être utilisé lors d’une expertise médicale pour indemnisation.
4. Quelle est l’utilité du bilan neuropsychologique dans un dossier d’indemnisation ?
Le bilan permet de prouver l’existence de séquelles cognitives après un traumatisme crânien. Il aide à chiffrer le déficit fonctionnel et les conséquences sur la vie professionnelle et personnelle. Un avocat dommage corporel s’appuie sur ce rapport pour défendre la victime face à l’assureur.
5. Comment se déroule un bilan neuropsychologique ?
Le bilan dure entre 1h30 et 3h. Le neuropsychologue échange d’abord avec la victime pour comprendre son parcours, puis propose des tests écrits et oraux. À la fin, il rédige un rapport d’évaluation transmis au médecin prescripteur ou à l’avocat.
6. Le rapport du neuropsychologue a-t-il une valeur juridique ?
Oui. Le rapport constitue une preuve médicale utile lors de l’expertise. Il peut être annexé au dossier d’indemnisation pour démontrer les troubles cognitifs liés au traumatisme. Un avocat compétent saura en tirer parti pour faire reconnaître les préjudices.
7. L’AIVF peut-elle aider les victimes dans cette démarche ?
Oui. L’AIVF met à disposition des victimes un réseau d’avocats dommage corporel et de médecins experts indépendants. Ils accompagnent la victime à chaque étape, du bilan neuropsychologique à l’expertise médicale et à l’indemnisation finale.
8. Le bilan neuropsychologique est-il remboursé ?
Le bilan n’est pas toujours pris en charge par la Sécurité sociale. Certaines mutuelles peuvent rembourser une partie. Si le bilan est lié à un accident de la route, il peut être inclus dans le dossier d’indemnisation et pris en charge par l’assureur.
9. Que faire si le bilan révèle des séquelles importantes ?
Si le bilan met en évidence des troubles significatifs, il faut demander une expertise médicale complète. Et notamment la désignation d’un sapiteur psychiatre. L’assistance d’un avocat dommage corporel est alors essentielle pour faire reconnaître les conséquences du traumatisme sur la vie quotidienne et professionnelle.
10. Combien de temps les séquelles cognitives peuvent-elles durer ?
Les troubles cognitifs peuvent durer plusieurs mois ou devenir permanents selon la gravité du traumatisme. Un suivi régulier et une rééducation adaptée améliorent les chances de récupération. Le bilan neuropsychologique permet d’en mesurer l’évolution.
Article et FAQ rédigés par l’AIVF, association reconnue par la Sécurité routière.

Questions concernant le bilan neuropsychologique suite à un traumatisme crânien

Essentiel à retenir sur le bilan neuropsychologique suite à un traumatisme crânien

1.Objectif du bilan neuropsychologique.
Le bilan neuropsychologique après un traumatisme crânien évalue les fonctions cognitives (mémoire, attention, langage, raisonnement, vitesse de traitement). Il permet de mesurer l’impact des lésions cérébrales sur la vie quotidienne et professionnelle.

2.Moment du bilan et consolidation.
Le bilan est essentiel au moment de la consolidation médicale. Il offre une photographie précise des séquelles cognitives et fonctions exécutives durables. Ces résultats orientent l’expert médical pour établir le déficit fonctionnel permanent.

3.Rôle dans l’expertise médicale.
Le bilan neuropsychologique après un traumatisme crânien affine les données cliniques, neurologiques et psychiatriques dans le rapport d'expertise. Il rend objectivable le handicap invisible, souvent sous-estimé. A cet égard, l'expertise d'un sapiteur neurologue est indispensable lors de l'expertise de consolidation.

4.Impact sur l’indemnisation.
En cas d’accident de la route (loi Badinter), d’accident de la vie, le bilan conditionne la reconnaissance du préjudice cognitif et ses répercussions sur l’autonomie, le travail, la vie sociale. Il participe à chiffrer le préjudice de la victime et l'appréciation de la situation de grand handicap.

5.Enjeu majeur dans les grands handicaps.
Chez les victimes présentant un handicap sévère, le bilan neuropsychologique est déterminant. Il permet de faire valoir des aménagements de vie, une assistance humaine renforcée et une indemnisation adaptée à la perte d’indépendance et à la dégradation de la qualité de vie.

Question 1 Intérêt d’un bilan neuropsychologique après un traumatisme crânien lors d’un accident de vélo

Je souhaite des conseils pour mon indemnisation après un accident de vélo où je ne suis pas responsable. J’ai eu plusieurs blessures graves : fracture malléolaire opérée avec plaques et vis, algodystrophie persistante, traumatisme crânien avec sutures à l’arrière de la tête, hématome enkysté à la cuisse, troubles cognitifs révélés par un bilan orthophonique. Je consulte réfgulièrement un psychiatre et je dois consulter une chirurgienne plasticienne. Je voudrais savoir quel est l’intérêt d’un bilan neuropsychologique lors de l’expertise médicale.

Réponse d’un avocat.

Votre situation mérite clairement d’une expertise médicale approfondie. Le bilan neuropsychologique après un traumatisme crânien revêt une importance majeure. Il permet d’objectiver les séquelles invisibles liées au traumatisme crânien. Ces troubles font souvent l’objet d’une sous-estimation en expertise. Autant les troubles cognitifs, troubles comportementaux, fonctions exécutives, émotions, capacités à interagir avec autrui etc.

Ensuite, ce bilan vient compléter les rapports médicaux classiques. Il est la démonstration spécailisée des difficultés de mémoire, d’attention ou de langage. Il influence directement l’évaluation du déficit fonctionnel permanent et des autres postes de préjudices. Notamment, la détermination des heures de tierce personne nécessaire pour toute victime dépendante. Il conditionne également l’indemnisation du préjudice scolaire, professionnel et des divers aménagements du domicile en cas de troubles moteurs consécutifs au traumatisme crânien.

Raison pour laquelle, le médecin expert d’assurance missionnera un sapiteur neurologue ou neuropsychologue pour la reconnaissance des différents troubles suite à l‘accident de la route. Le rapport de celui-ci est décisif pour calcul d’indemnisation finale.

Enfin, je vous recommande de ne pas vous présenter seul à l’expertise. Faites-vous accompagner d’un avocat et d’un médecin expert de recours. Cela garantira le bon déroulement de l’ensemble des opérations d’expertise et d’évaluation des conséquences du traumatisme crânien.

Question 2 Faut-il faire un bilan neurospychologique suite à traumatisme crânien pour l’expertise de consolidation ?

Ma fille est victime d’un accident de la route en tant que passagère d’un véhicule qui a brûlé un feu rouge et actuellement à l’hôpital depuis 3 semaines. Après quelques jours de comas, un gros traumatisme crânien, un bras cassé et probablement des séquelles neurologiques à long terme. J’aimerais savoir si un bilan neuropsychologique après un traumatisme crânien est nécessaire ? Est-ce indispensable pour l’expertise médicale de consolidation par exemple ?

Réponse d’un avocat.

En effet, nous recommandons fortement la réalisation d’un bilan neuropsychologique dans les suites d’un traumatisme crânien grave avec coma initial. Ce bilan permettra d’objectiver d’éventuels troubles cognitifs (mémoire, attention, fonctions exécutives, comportement, etc.). Autant de troubles qui ne sont pas toujours visibles lors d’un examen clinique classique. Il sert également à mesurer l’impact du traumatisme sur la vie quotidienne et scolaire ou professionnelle. En pratique, ces évaluations orientent la prise en charge médicale et permettent d’anticiper l’évolution des séquelles de votre fille.

Concernant l’indemnisation, ce bilan neuropsychologique constitue un élément essentiel lors de l’expertise médicale. En effet, le médecin expert se prononce sur la consolidation, les séquelles définitives et les différents postes de préjudice (souffrances, déficit fonctionnel, préjudice scolaire ou professionnel, besoin d’assistance). Sans éléments neuropsychologiques, il est difficile pour l’expert de quantifier précisément les séquelles cognitives et comportementales. À l’inverse, un bilan documenté donne un support objectif qui facilite la reconnaissance de ces préjudices. Et ainsi, permettra d’obtenir une réparation conforme à la réalité du dommage. En conséquence, il est tout à fait opportun de recourir à un bilan neuropsychologique suite au trumatisme crânien avant l’expertise médicale.

Remarques de l'Association concernant le bilan neuropsychologique suite à un traumatisme crânien

Le bilan neuropsychologique après un traumatisme crânien est indispensable. En général, plusieurs bilans seront utiles tout au long de la procédure en indemnisation du préjudice pour apprécier l'évolution des troubles. Ainsi, il est tout indiqué de se faire assister par un avocat en grand handicap et un médecin conseil de victimes afin de bien se préparer à l'expertise de consolidation.