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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
❓ FAQ — Indemnisation accident non responsable
1. Qui peut être indemnisé lors d’un accident non responsable ?
2. Quelle est la première démarche après un accident dont je ne suis pas responsable ?
3. Comment prouver que je ne suis pas responsable de l’accident ?
4. Qui indemnise la victime d’un accident non responsable ?
5. Quels types de préjudices peuvent être indemnisés ?
6. L’expertise médicale est-elle obligatoire pour être indemnisé ?
7. Pourquoi faire appel à un avocat après un accident non responsable ?
8. Puis-je obtenir une provision en attendant l’indemnisation finale ?
9. Que faire si l’assurance tarde à indemniser ?
10. Combien de temps ai-je pour agir en justice ?
Questions concernant l’indemnisation d’un accident non responsable
Essentiel à retenir sur l'indemnisation d'un accident non responsable
Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France
1. Principe de responsabilité et droit commun.
L'indemnisation d'un accident non responsable a lieu prévoit la réparation intégrale du préjudice. Dans le cas d'un accident avec tiers identifié, la victime qui n'a commis aucune faute peut engager la responsabilité civile du tiers (articles 1240 et suivants du Code civil). Le droit commun permet alors une indemnisation complète, en dehors de tout régime spécifique (ex : accidents médicaux, travail).
2. Réparation intégrale du préjudice.
Le principe fondamental est la réparation intégrale sans perte ni profit pour la victime. Tous les préjudices, patrimoniaux et extrapatrimoniaux, doivent être compensés dans leur totalité, selon la nomenclature Dintilhac (ex : AIPP, souffrances endurées, pertes de revenus, besoin d’assistance...).
3. Types d’accidents concernés.
La règle s’applique notamment aux accidents de la route (loi Badinter), accidents de la vie avec tiers (chute, agression, accident domestique...), ou les accidents de sport, accident de la voie publique etc.
4. Assurance du responsable (tiers).
La victime s’adresse prioritairement à l’assureur de la personne responsable, dans le cadre de la garantie responsabilité civile. En cas d’identification impossible ou d’insolvabilité, d'autres recours existent (FGAO, CIVI).
5. Procédure d’indemnisation.
L'indemnisation d'un accident non responsable peut se faire à l’amiable avec l’assureur du tiers après expertise médicale. Ou judiciairement, par une assignation en responsabilité et indemnisation devant le tribunal (civil ou pénal selon les cas). L’assistance d’un avocat et d’un médecin-conseil est indispensable.
Question 1 Collision moto voiture et indemnisation d’un accident non responsable
Victime d’un accident de moto, percutée par un automobiliste sans permis ayant brûlé un feu rouge, je souffre de blessures importantes (fracture omoplate, suspicion de déchirure ligamentaire). J’ai déposé plainte et délcaré le sinistre. Je suis en rééducation, avec douleurs persistantes. Un avocat propose de m’accompagner moyennant des frais fixes et un pourcentage de l’indemnisation. Un médecin-conseil est aussi nécessaire mais ses honoraires m’inquiètent. Compte tenu du coût, je m’interroge : est-il possible d’obtenir l’indemnisation d’un accident non responsable sans faire appel à un avocat ?
Réponse d’un avocat.
En effet, il est tout à fait possible de percevoir une indemnisation d’un accident responsable sans avocat. L’assurance de la personne en faute doit, en principe, proposer une offre. Ce droit découle des articles 1240 et suivants du Code civil.
Cependant, plusieurs éléments doivent vous alerter :
- L’assureur a un intérêt contraire au vôtre. Il cherche à limiter le montant d’indemnisation.
- L’indemnisation doit être complète. Sans appui technique (médecin-conseil, avocat), vous risquez une sous-évaluation de vos préjudices.
- Les frais d’avocat et de médecin peuvent être remboursés partiellement ou intégralement dans le cadre de l’indemnisation, s’ils sont justifiés. Et notamment, dans le cadre de la loi Badinter, vosu pouvez obtenir le remboursement intégral des honoraires du médecin expert.
En conclusion, vous pouvez certes vous passer d’un avocat. Mais dans un dossier médicalement lourd, un accompagnement professionnel augmente vos chances d’obtenir une indemnisation juste. À défaut, vous restez exposé à une proposition d’indemnisation inférieure à vos droits.
Remarques de l'Association concernant l'indemnisation d'un accident non responsable
L'indemnisation d'un accident non responsable doit couvrir l'intégralité du préjudice. Raison pour laquelle, il y a tout intérêt à se faire assister par un avocat en dommage corporel et un médecin conseil de victimes. En effet, la plus-value qu'ils apporteront par leur intervention permettra d'obtenir une indemnisation plus importante que sans accompagnement. Toutefois, il est indispensable de s'adresser à des professionnels aguerris, qui ont fait du dommage corporel une spécialité.
⚖️ Accident non responsable — Droit à indemnisation intégrale
Une victime non responsable bénéficie du droit à indemnisation intégrale de tous ses préjudices, sans réduction, conformément à la loi Badinter.
Les fautes du conducteur responsable n’affectent pas le montant dû : la victime est indemnisée en totalité, quelle que soit la gravité des fautes commises par l’auteur de l’accident.
Seul le conducteur victime peut voir son indemnisation réduite en cas de faute inexcusable ayant été la cause exclusive de l’accident. Les passagers et piétons restent indemnisés intégralement.
L’assureur doit faire une offre rapide (8 mois maximum après l’accident). Un retard l’expose à des sanctions financières.
Même non responsable, la victime peut contester l’offre si elle ne couvre pas l’intégralité des préjudices. Elle peut demander une expertise indépendante et être accompagnée d’un avocat spécialisé.

