Accident de piéton mortel

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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❓ FAQ — Indemnisation après un accident de piéton mortel

1. Qui peut être indemnisé après un accident de piéton mortel ?
Les ayants droit de la victime (conjoint, enfants, parents, proches) peuvent obtenir une indemnisation. Ils sont indemnisés au titre de leur préjudice moral et, dans certains cas, au titre des préjudices économiques.
2. Quelle est la loi applicable en cas d’accident mortel de piéton ?
C’est la loi Badinter de 1985 qui s’applique. Elle protège les victimes non conductrices comme les piétons, et facilite leur indemnisation ou celle de leurs proches en cas de décès.
3. Quels préjudices sont indemnisés pour les proches de la victime ?
Les proches peuvent demander réparation pour le préjudice d’affection (douleur liée à la perte), le préjudice économique (perte de revenus du défunt) et divers frais liés au décès (obsèques, déplacements).
4. Que faire immédiatement après un accident mortel de piéton ?
Il faut obtenir le procès-verbal de police ou de gendarmerie, rassembler les témoignages, certificats de décès et justificatifs économiques. L’aide d’un avocat est fortement recommandée pour accompagner la famille.
5. L’indemnisation est-elle automatique pour les proches ?
Oui. La faute du piéton ne peut être opposée à ses proches sauf s’il a commis une faute inexcusable et exclusive. Dans la grande majorité des cas, les ayants droit ont droit à indemnisation.
6. Ai-je besoin d’un avocat pour l’indemnisation ?
Oui. Les compagnies d’assurance minimisent souvent les indemnisations. Un avocat en dommage corporel défend vos droits et fait valoir l’ensemble des préjudices. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats compétents à la disposition des victimes et de leurs proches.
7. Quels sont les délais pour agir ?
Le délai de prescription est en principe de 10 ans à compter de la consolidation du dommage ou de la date du décès. Mais il est conseillé d’agir rapidement pour faciliter les démarches et conserver les preuves.
8. Quels documents fournir pour constituer le dossier ?
Le dossier doit comprendre : acte de décès, procès-verbal, pièces d’identité, justificatifs économiques (salaires, factures), frais d’obsèques et tout élément prouvant les liens avec la victime (livret de famille, attestations).
9. Puis-je demander une avance sur l’indemnisation ?
Oui. Une provision (avance) peut être demandée à l’assureur responsable ou devant le juge. Elle permet de couvrir rapidement les frais urgents en attendant l’indemnisation finale.
10. Et si le conducteur responsable est inconnu ou non assuré ?
Le Fonds de Garantie (FGAO) peut intervenir pour indemniser les proches de la victime en cas de responsable inconnu ou non assuré. Un avocat est indispensable pour monter le dossier et saisir le FGAO.
Article et FAQ rédigés par l’AIVF, association reconnue par la Sécurité routière.

Questions concernant l’accident de piéton mortel

Essentiel à retenir sur l'accident de piéton mortel

1.Responsabilité de l'accident :
En cas d'accident de piéton mortel, la faute revient au conducteur du véhicule, sauf si une faute grave du piéton peut être prouvée (ex. tentative de suicide).

2.Indemnisation des ayants droit :
Les proches du piéton décédé (conjoint, enfants, parents, etc.) peuvent demander une indemnisation pour le préjudice moral, ainsi que des compensations pour les pertes financières, le préjudice économique (ex. perte de revenus, frais d'obsèques).

3.Fonds de garantie :
Si l'auteur de l'accident de piéton mortel est non identifié (délit de fuite) ou non assuré, les ayants droit peuvent obtenir une indemnisation auprès du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO).

4.Préjudice moral et économique :
Les ayants droit peuvent recevoir une compensation pour le choc émotionnel et la peine au décès du proche (préjudice moral ou préjudice d'affection) ainsi que pour les répercussions financières causées par la perte de soutien économique (préjudice économique).

5.Procédures judiciaires :
Si l'accord avec l'assureur n'est pas satisfaisant ou si des litiges surviennent, les ayants droit peuvent contester l'offre d'indemnisation ou entamer une action judiciaire pour obtenir une indemnisation plus équitable.

Question 1 Indemnisation des ayant droit suite à un accident de piéton mortel

Mon père est décédé des suites d’un accident de la circulation. Il a en effet été renversé par un bus alors qu’il traversait sur un passage piéton. Je souhaite connaître les démarches à suivre pour l’indemnisation des ayants droit suite à un accident de piéton mortel.

Réponse d’un avocat.

En cas d’accident mortel impliquant un véhicule terrestre à moteur, les ayants droit peuvent obtenir une indemnisation intégrale de leur préjudice. Voici les démarches à entreprendre :

  1. Déclaration de l’accident. Adressez d’abord une déclaration à l’assureur du bus. Vous pouvez l’identifier via le procès-verbal de police ou de gendarmerie.
  2. Constitution du dossier. Réunissez ensuite les pièces justificatives : livret de famille, certificat de décès, justificatifs de lien de parenté, attestations sur l’impact moral et économique, etc.
  3. Évaluation des préjudices. L’indemnisation couvre l’ensemble du préjudice et notamment le préjudice moral, les pertes de revenus des proches, les frais d’obsèques et, selon le cas, le préjudice d’accompagnement.
  4. Négociation avec l’assureur. L’assureur dispose d’un délai de huit mois pour faire une offre d’indemnisation. Nous vous conseillons l’assistance par un avocat en dommage corporel ou un expert en indemnisation.
  5. Recours judiciaire si nécessaire. Enfin, en cas d’offre insuffisante ou de refus, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire pour obtenir une évaluation par un juge.

Le régime de responsabilité repose ici sur la loi Badinter de 1985, qui protège les victimes piétonnes. Vous n’aurez pas à prouver la faute du conducteur. L’indemnisation reste due sauf en cas de faute inexcusable de la victime, ce qui est rare.

Remarques de l'Association concernant l'accident de piéton mortel

L'accident de piéton mortel ouvre droit à l'indemnisation des ayants droit de manière automatique. En effet, le piéton est un usager vulnérable au regard de la loi Badinter. Il bénéficie donc d'une protection renforcée, et en cas de décès, cette protection concerne donc les ayants droit.

Voir sur le site principal AIVF Accident de piéton mortel

⚖️ Jurisprudence — Accident de piéton mortel

Ayants droit
Cass. civ. 2e, 28 févr. 2019, n° 18-10.015
Cour de cassation, 2e chambre civile

En cas de décès d’un piéton lors d’un accident de la circulation, les ayants droit disposent d’un droit propre à indemnisation de leurs préjudices personnels (préjudice d’affection, économique, frais divers).

Loi Badinter
Cass. civ. 2e, 7 juill. 2016, n° 15-19.666
Cour de cassation

Le piéton est une victime protégée au sens de la loi du 5 juillet 1985 : sa faute éventuelle ne peut limiter ou exclure l’indemnisation qu’en cas de faute inexcusable, cause exclusive de l’accident.

Préjudice économique
CA Aix-en-Provence, 9 sept. 2021, RG 19/10847
Juridiction du fond

Les ayants droit peuvent obtenir réparation de la perte de revenus du foyer et de l’aide économique apportée par la victime décédée, évaluées selon la situation concrète antérieure au décès.

Frais d’obsèques
Cass. civ. 2e, 14 avr. 2016, n° 15-17.925
Cour de cassation

Les frais d’obsèques constituent un poste de préjudice patrimonial indemnisable, dès lors qu’ils sont justifiés et en lien direct avec le décès causé par l’accident.