Indemnisation d’une affection iatrogène

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FAQ – Indemnisation d’une affection iatrogène

Qu’est-ce qu’une affection iatrogène ?
Une affection iatrogène est une complication ou une pathologie suite à un acte médical, un médicament, une chirurgie ou un traitement. Elle peut survenir même en l’absence de faute du professionnel de santé, dans le cadre d’un aléa thérapeutique.
Puis-je être indemnisé(e) même en l’absence de faute médicale ?
Oui. Si l’affection iatrogène est grave (notamment si elle atteint un seuil de gravité défini par la loi), vous pouvez être indemnisé(e) via la procédure devant la CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation) grâce à la solidarité nationale par l’ONIAM. Il n’est donc pas nécessaire de prouver une faute médicale.
Comment savoir si mon affection peut être indemnisable ?
Il faut démontrer que l’affection est directement liée à l’acte médical et qu’elle entraîne des conséquences suffisamment graves (taux d’AIPP, arrêts de travail, répercussions importantes). Un avocat d’expérience peut vous accompagner dans cette analyse. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats à la disposition des victimes pour vous conseiller gratuitement.
Quelle est la procédure à suivre pour saisir la CCI ?
Vous devez adresser un dossier à la CCI de votre région, ainsi qu’un formulaire ONIAM, un certificat médical et les pièces justificatives. Une expertise médicale sera organisée. L’accompagnement d’un avocat est recommandé. L’AIVF peut vous orienter vers un avocat compétent dans ce type de dossier.
Qui prend en charge l’indemnisation ?
En cas d’affection iatrogène sans faute, l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) verse l’indemnisation. En cas de faute, c’est l’assureur du professionnel de santé qui intervient. Dans les deux cas, l’indemnisation peut couvrir les pertes de revenus, les souffrances endurées, le déficit fonctionnel, et les frais divers.
Combien de temps dure la procédure d’indemnisation ?
La procédure devant la CCI dure généralement entre 12 et 18 mois. Ce délai comprend la phase d’instruction du dossier, l’expertise médicale, puis la proposition d’indemnisation. Une assistance juridique permet d’accélérer certaines démarches. L’AIVF peut vous guider et vous orienter efficacement à chaque étape.
Dois-je être assisté(e) d’un avocat ?
L’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire mais nous vous la conseillons fortement. Il vous aide à constituer le dossier, à préparer l’expertise, et à défendre vos droits lors de la phase d’indemnisation. L’AIVF dispose d’un réseau d’avocats compétents en dommage corporel à la disposition des victimes, sans frais initiaux.
Quels préjudices sont indemnisables ?
Les préjudices indemnisables incluent : les douleurs (souffrances endurées), la perte de qualité de vie (déficit fonctionnel permanent), les pertes de revenus, les frais médicaux, les préjudices esthétiques ou d’agrément, et les besoins en assistance. L’indemnisation se base sur la nomenclature Dintilhac.
L’ONIAM peut-il refuser de m’indemniser ?
Oui, l’ONIAM peut refuser notamment en cas de contestation du lien de causalité. Dans ce cas, un recours reste possible. L’intervention d’un avocat augmente vos chances de succès. L’AIVF vous aide à mobiliser les professionnels compétents pour contester un refus injustifié.

Questions concernant l’indemnisation d’une affection iatrogène

Essentiel à retenir sur l'indemnisation d'une affection iatrogène

1.Définition d'une affection iatrogène :
Une affection iatrogène est une maladie ou une complication causée par un acte médical, qu'il s'agisse d'un traitement, d'une intervention ou d'un médicament. Elle résulte directement de l'acte médical et non de l'évolution naturelle de la maladie initiale.

2.Loi Kouchner :
La loi Kouchner de 2002 renforce les droits des patients en matière de transparence et d'indemnisation. Elle permet l'indemnisation des victimes d'affections iatrogènes, même en l'absence de faute médicale, et instaure les Commissions de Conciliation et d'Indemnisation (CCI).

3.Dossier médical :
Le dossier médical, que chaque patient a le droit de consulter, contient toutes les informations sur les soins reçus. Il est essentiel pour comprendre les causes d'une affection iatrogène et pour soutenir une demande d'indemnisation.

4.Distinction :
L'affection iatrogène découle d'un acte médical sans nécessairement impliquer une erreur médicale ou une faute du professionnel. L'erreur médicale, en revanche, résulte d'une négligence ou d'une faute de ce dernier.

5.Procédure et ONIAM :
Pour demander une indemnisation, il est possible de saisir la CCI-CRCI. Si la faute médicale est confirmée, l'assurance du professionnel de santé indemnise. En l'absence de faute, l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) prend en charge l'indemnisation. Pour la saisine de la CCI, il faut remplir un certain nombre de critères de gravité.

Question 1 Affection iatrogène ou erreur médicale suite à un examen médical

Suite à des injections de produit de contraste, j’ai développé une insuffisance rénale sévère. Je souhaiterais connaître les options d’indemnisation. Quelles démarches puis-je entreprendre ? Faut-il nécessairement porter plainte ? S’agit-il d’une erreur médicale ou d’un aléa thérapeutique ?

Réponse proposée par un avocat :

Dans votre situation en effet, il est important d’examiner si le préjudice résulte d’une affection iatrogène, d’unen erreur médicale ou d’un aléa thérapeutique. Une analyse médicale approfondie, menée par des médecins experts sera nécessaire pour déterminer la cause exacte de votre insuffisance rénale.

  1. Erreur médicale : Si l’on prouve que le praticien ou l’établissement a commis une faute (comme un dosage excessif ou une absence de précaution), vous pouvez engager une action en responsabilité contre eux. Cela nécessitera de porter plainte ou d’engager une procédure auprès de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI CRCI).
  2. Aléa thérapeutique : En l’absence de faute, mais que le préjudice est à l’origine d’un risque rare et grave du produit, il est possible d’obtenir une indemnisation de l’affection iatrogène via l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM). Dans ce cas, vous devrez fournir des preuves de l’atteinte sévère à vos fonctions rénales, ainsi que des documents médicaux attestant des injections.

Dans les deux cas, il est important de récupérer le dossier médical. Il peut être judicieux de solliciter l’avis d’un avocat en droit médical pour vous accompagner dans cette démarche et vous orienter vers la procédure la plus adaptée.

Remarques de l'Association concernant l'indemnisation d'une affection iatrogène

L'indemnisation d'une affection iatrogène peut se faire par le biais de la CCI CRCI et l'ONIAM. La procédure est gratuite mais parfois complexe à entreprendre seul. Notre conseil avant toute démarche est de solliciter l'avis d'un médecin conseil de victime et celui d'un avocat. en effet, ce dernier pourra renseigner efficacement sur la procédure à envisager. Procédure judiciaire ou amiable.

Voir sur le site principal AIVF Affection iatrogène

⚖️ Jurisprudence — Affection iatrogène

Lien causal
CE, 24 juin 2022, n° 437463
Conseil d’État

L’affection iatrogène engage la responsabilité dès lors qu’un **lien de causalité direct** est démontré entre l’acte médical, le médicament ou le dispositif et la complication survenue.

Iatrogenèse
Cass. civ. 1re, 19 janv. 2023, n° 21-15.813
Cour de cassation

Les complications médicales peuvent ouvrir droit à indemnisation même **sans faute**, lorsque la complication est anormale au regard de l’état initial du patient (responsabilité sans faute / ONIAM).

ONIAM
CE, 3 févr. 2022, n° 450013
Conseil d’État

L’ONIAM peut indemniser lorsque l’affection iatrogène est **anormale** et entraîne un **dommage grave**, même si aucune faute médicale n’est démontrée.

Expertise médicale
CA Paris, 5 juin 2024, RG 20/08391
Juridiction du fond

Le juge se fonde principalement sur l’expertise médicale pour déterminer si la complication était **prévisible, évitable ou anormale**, conditions essentielles pour engager la responsabilité.

Traçabilité
HAS, recommandations 2020–2023
Haute Autorité de Santé

La prise en charge doit être documentée par des **constatations cliniques précises**, les dates des traitements, les effets secondaires observés et les examens réalisés, afin d’établir clairement l’imputabilité.

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