Transaction amiable accident de la route

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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.

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Questions concernant la transaction amiable après un accident de la route

Essentiel à retenir sur la transaction amiable après un accident de la route


1. Le cadre : loi Badinter ou Garantie du conducteur.
Une transaction amiable aprè un accident de la route est possible. En loi Badinter, elle impose à l’assureur du responsable de vous indemniser rapidement. La Garantie du conducteur quant à elle, intervient si vous êtes fautif ou seul impliqué. Les indemnisations y sont contractuelles, souvent moins favorables que Badinter. Le choix du régime applicable conditionne toute la transaction.

2. Le rapport d’expertise médicale, base de toute indemnisation.
Un médecin expert d'assurances évalue les postes de préjudice. ITT, DFT, AIPP, souffrances endurées, tierce personne, etc. La transaction amiable repose exclusivement sur ce rapport. En cas de désaccord, vous pouvez demander une expertise médicale contradictoire ou une expertise judiciaire.

3. La transaction amiable : avantages et limites.
La transaction amiable après un accident de la route permet une résolution plus rapide qu’un procès. Toutefois, l’offre initiale est souvent minimisée par l’assureur. En Garantie du conducteur, avant toute transaction, il convient d'examiner les barèmes internes, plafonds et postes de préjudices restreints.
La transaction une fois régularisée, signifie que vous renoncez à toute action future, même si l’indemnisation était insuffisante.

4. Le protocole de transaction
Le protocole de transaction est un document par lequel l’assureur propose une indemnité globale en échange de votre renonciation à tout recours. Il doit être clair, détaillé, et comporter la liste des postes indemnisés. Un protocole signé sans avocat peut être irrémédiablement désavantageux.

5. Le rôle déterminant de l’avocat
Le rôle de l'avocat est d'analyser l'offre d'indemnisation et vérifier le protocole d'indemnisation. Idéalement, il chiffre les préjudices sur la base du rapport d'expertise et transige directement avec l'assureur. Par ailleurs, il peut saisir le tribunal en cas d’offre manifestement insuffisante.

Question 1 Quels conseils utiles relatifs à toute transation amiable après un accident de la route ?

J’ai été victime d’un accident de la route alors que je n’étais pas responsable. J’ai subi des blessures graves et une immobilisation de plusieurs semaines. Mon dossier d’indemnisation corporelle est en cours auprès de mon assureur. J’ai reçu une proposition de provision, mais le montant me paraît dérisoire par rapport à mon préjudice. On me demande aussi de signer un PV transactionnel. Avant de refuser, je souhaite des conseils et des explications. Je voudrais également comprendre les règles d’une transaction amiable après un accident de la route.

Réponse d’un avocat.

Votre situation nécessite de la prudence. L’assureur doit vous verser une provision suffisante, proportionnée à vos blessures et à vos besoins immédiats. Une offre trop basse ne respecte pas l’esprit de la loi Badinter. Vous faites bien de ne pas signer dans la précipitation.

Ensuite, je vous déconseille de signer un PV transactionnel sans une lecture attentive. S’il s’agit d’une indemnité provisionnelle, celle-ci doit bien figurer sur le protocole. Un tel document s’il concerne une indemnisation définitive vous engage et vous perdez tout recours contre l’assureur. Et cela, même si l’indemnisation est insuffisante. Il faut d’abord disposer d’un rapport d’expertise complet, fixant vos séquelles, vos souffrances, vos pertes de revenus et vos besoins d’aide. Et être en accord avec les conclusions d’expertise.

Par ailleurs, vous avez le droit de demander une nouvelle provision selon vos besoins réels. L’idéal est la mise en place d’une expertise médicale assez tôt, même hors consolidation.

En résumé, avant de signer toute transaction amiable, faites vérifier l’offre, et attendez l’évaluation complète de vos préjudices. Un avocat compétent pourra vérifier le rapport médical, chiffrer vos préjudices , et négocier une indemnisation juste.

Remarques de l'Association concernant la transaction amiable après un accident de la route

La transaction amiable après un accident de la route est à privilégier lorsque tout se passe bien avec l'assurance. Toutefois, nous recommandons vivement l'assistance d'un avocat tout au long de la procédure. Ceci, afin d'éviter toute mauvaise surprise au moment de régulariser le protocole transactionnel d'indemnisation.

Voir sur le site principal AIVF Transaction amiable

⚖️ Jurisprudence — Transaction amiable (accident de la route)

Consentement éclairé
Cass. civ. 2e, 3 avr. 2008, n° 07-15.768
Cour de cassation, 2e chambre civile

Une transaction n’est valable que si la victime a donné un consentement libre et éclairé. L’assureur doit fournir une information complète sur les préjudices indemnisables. À défaut, l’accord peut être annulé pour vice du consentement.

Portée de la renonciation
Cass. civ. 2e, 6 déc. 2018, n° 17-27.627
Cour de cassation, 2e chambre civile

La clause par laquelle la victime renonce à tout recours doit être interprétée strictement. Seuls les préjudices expressément visés dans la transaction sont concernés. La victime peut réclamer ultérieurement des dommages non mentionnés dans l’accord.

Obligation d’offre
Cass. civ. 2e, 19 janv. 2017, n° 15-28.116
Cour de cassation, 2e chambre civile

L’assureur doit présenter une offre d’indemnisation complète et motivée dans les délais légaux (loi Badinter). Une offre insuffisante ou tardive engage sa responsabilité financière (intérêts majorés).

Expertise médicale
CA Lyon, 18 nov. 2022, RG 19/04521
Juridiction du fond

Les juges rappellent qu’une transaction ne peut être équitable que si la victime dispose d’une évaluation médicale objective et contradictoire. Sans expertise complète, la renonciation est dépourvue de portée.

Aggravation
Cass. civ. 2e, 15 janv. 2009, n° 07-21.948
Cour de cassation, 2e chambre civile

Même après signature d’une transaction, la victime peut demander une indemnisation complémentaire si elle démontre une aggravation médicale nouvelle non connue au jour de l’accord.

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