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L’Association d’Aide aux Victimes de France (AIVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AIVF.
Questions concernant un traumatisme crânien grave
Essentiel à retenir sur un traumatisme crânien grave
1.Définition.
Le traumatisme crânien grave survient après un choc violent à la tête, souvent lors d’un accident de la route ou de la vie courante. Il se caractérise par une perte de connaissance prolongée (plus de 30 minutes), un score de Glasgow ≤ 8, et des lésions cérébrales visibles à l’imagerie.
2.Conséquences et séquelles.
Les séquelles peuvent être physiques (paralysie, troubles moteurs), cognitives (troubles de la mémoire, de l’attention), comportementales (agressivité, repli sur soi) et affectives. Ces séquelles sont souvent irréversibles et évoluent sur le long terme.
3.Grand handicap.
Un traumatisme crânien grave génère une situation de grand handicap nécessitant une tierce personne permanente pour les actes de la vie quotidienne, avec perte d’autonomie importante.
4.Indemnisation.
Le préjudice est évalué poste par poste (souffrances endurées, déficit fonctionnel DFP, aide humaine, perte de revenus, etc.). L’indemnisation dépend du type d’accident (responsabilité d’un tiers ou non) et du cadre d'indemnisation, droit commun ou Garantie accident de la vie, Garantie du conducteur.
5.Expertise médicale.
L’expertise médico-légale est essentielle pour évaluer les séquelles et les besoins. Réalisée par un médecin expert d'assurances, nécessite souvent l'intervention d'un sapiteur en neurologie. Il est conseillé de se faire assister par un médecin conseil de victime et un avocat.
Question 1 Accident de voiture et indemnisation d’un traumatisme crânien grave
J’ai été victime d’un accident de moto à 15 ans, en tant que passagère non responsable. J’ai subi un polytraumatisme : fracas du bassin, traumatisme crânien grave, fractures des membres supérieurs et de la C2. Je passe actuellement plusieurs expertises médicales. Quels sont vos conseils pour l’indemnisation du traumatisme crânien grave ?
Réponse d’un avocat.
L’expertise médicale la plus importante est celle qui a lieu après consolidation. C’est une étape clé. En effet, il faut impérativement vosu faire accompagner par un médecin conseil de victime, indépendant des assurances. Il défendra vos intérêts lors des expertises.
Chacun des postes de préjudices doit iansi faire l’objet d’une évaluation précise. Souffrances endurées, déficit fonctionnel, besoin d’aide humaine, pertes scolaires, préjudice d’agrément, etc. Mais aussi différents dispositifs propres à la prise en charge du grand handicap. Le traumatisme crânien grave entraîne souvent des séquelles invisibles mais lourdes. Il faut les faire reconnaître.
Il faut parfois attendre plus de 2 ans après un traumatisme crânien grave pour qu’il y ait stabilisation de l’état de santé. L’assurance dans ce cas doit verser toutes les provisions suffisantes nécessaires. Il est également fréquent qu’au trauma crânien s’associe un trouble de stress post traumatique qui est parfois négligé et sous-estimé.
C’est pourquoi, il ne faut signer aucune offre sans l’avis d’un avocat ou d’un médecin conseil. Les compagnies proposent souvent des montants en dessous du réel préjudice.
Remarques de l'Association concernant un traumatisme crânien grave
L'indemnisation du traumatisme crânien grave a lieu après la consolidation de l'état de santé. L'expertise de consolidation doit être préparée avec l'aide d'un médecin de recours et un avocat en dommage corporel. Il est important auparavant d'effectuer un dernier bilan neuropsychologique avec l'examen médical

